| Ecrit par Jérémy Patrelle,
le 05-03-2008 23:00
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Christine Arron, victime d’une blessure à la cuisse droite, a déclaré forfait pour les championnats du monde en salle de Valence (7-9 mars). Ce contre-temps physique, ajouté à une faiblesse mentale avérée, peut-il être un frein vers son ultime objectif, les JO de Pékin ? Un coup d'oeil en direction de sa bonne étoile ? (photo AFP)
Dès le début de sa carrière, Christine Arron a pris une mauvaise habitude : rater les grands rendez-vous. Depuis son titre de Championne d’Europe en 1998, la tricolore n’a fait que décevoir les attentes des supporters dans les grandes compétitions. Mais ce week-end, personne ne pourra pointer du doigt sa faiblesse mentale pour expliquer son absence du podium des 60 mètres du championnats du monde en salle de Valence. Mardi, elle a en effet dû déclarer forfait à cause d’une micro-déchirure en haut de la cuisse droite. Un coup dur pour la délégation française déjà privée de Doucouré, Mesnil, Hurtis, et Boslak, et qui reste sur un zéro pointé lors de la précédente édition à Moscou en 2006. Et un petit coup de bambou également pour Arron. Même si elle n’a jamais brillé lors de ces mondiaux (7ème en 2004, 4ème en 2006), cette blessure vient perturber le programme que Stéphane Caristan, son entraîneur, avait mis en place dans l’optique des Jeux Olympiques de Pékin. Même si ce dernier pense le contraire : "Christine va observer au moins dix jours de repos et reprendre le programme prévu. Si elle avait aggravé la blessure, elle n'aurait repris qu'en avril et cela aurait décalé tout notre programme d'entraînement". Tout irait donc pour le mieux ? Pas si sûr. Une médaille olympique pour finir ? Ce pépin physique s’ajoute à une inflammation au niveau de la hanche qui l’avait déjà obligée à déclarer forfait lors du meeting de Clermont la semaine dernière. Comment la n°1 du sprint tricolore va-t-elle se remettre ? À 34 ans, elle ne dispose plus des mêmes capacités de récupération que les années précédentes. Si personne ne peut douter de sa motivation, son bagage physique pourrait être un frein à sa dernière grande ambition : l’obtention, enfin, d’une médaille olympique. Intrinsèquement, la Française a le potentiel pour monter sur le podium à Pékin. C’était malheureusement déjà le cas à chaque fois qu’elle s’est présentée à une grande compétition internationale... Aujourd’hui, son palmarès est vierge de tout titre mondial, seul son doublé en bronze sur 100 et 200 mètres aux championnats du monde d’Helsinki en 2005 l’embellit un peu. Déjà dépourvue d’un mental à toute épreuve, les problèmes physiques réduisent-ils à néant l’espoir d’une fin de carrière en apothéose pour Christine Arron ? Possible. Mais les JO sont dans cinq mois et c’est peut-être là où on ne l’attend pas que la Guadeloupéenne créera la sensation. Elle nous ferait tous taire. Nous, ceux qui croyons que l’avenir de Christine Arron au plus haut niveau s’écrit de plus en plus en pointillé. Jérémy PATRELLE. (www.lepetitjournal.com) jeudi 6 mars 2008
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