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SOCIETE - Fait-il bon vivre à Bucarest ? |
| Ecrit par Florian Constant,
le 05-03-2008 00:00
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Dans le classement des villes préférées par les expatriés européens, Bucarest est à la 14ème place. C’est ce que révèle une étude réalisée par la société de consultance en ressources humaines ECA International
La place Unirii au centre de Bucarest (photo mediafax.ro)
La première ville du classement d’ECA International est la capitale du Danemark, Copenhague. Et dans les dix premières places on trouve six villes allemandes et suisses. Paris est 9ème, en progression par rapport à 2007, mais reste la deuxième ville la plus chère d’Europe pour le logement après Londres. Le classement de la capitale roumaine, 14ème, n’est pas très fameux mais honorable. Bucarest fait mieux que l’an passé grâce notamment à certaines améliorations dans le domaine de la sécurité, du logement et de la santé, selon l’étude. Constat similaire pour une ville comme Bratislava, capitale de la Slovaquie, qui grimpe à la 20ème place.
Le trafic, c'est l’enfer Le premier point négatif de Bucarest : les embouteillages, incontournables du matin au soir. Mauvaises signalisations -hier matin plusieurs feux rouges étaient en panne dans la zone Opera - Eroilor, ce qui a davantage bloqué la circulation. Il n'y a pas de périphérique pour désengorger la ville, peu de parkings, toujours plus de voitures, bref, la capitale roumaine devient vite un enfer pour l’automobiliste. Quand on est piéton, la vie est plus douce mais il est recommandé de rester très prudent, et de regarder partout, même en bas à cause des trottoirs souvent accidentés… et des excréments de chiens errants, qui sont toutefois moins nombreux qu’au début des années 2000.
Bucarest la charmeuse Alors pourquoi tombe-t-on malgré tout sous le charme de Bucarest ? Un expatrié français, y vivant depuis 1995 et qui a préféré garder l’anonymat, pense que "vivre ici, c’est comme vivre dans les années 70 en France". Même s’il admet que Bucarest change, la croissance annuelle à 6% modifiant le rythme de vie qui a tendance à s’accélérer. Autre explication, celle du sociologue roumain Mircea Kivu : "Les expatriés de Bucarest sont en général des personnes plutôt jeunes qui ont accès aux divertissements offerts par la ville, les bars, les restaurants, peut-être plus facilement qu’à l’ouest, même si le coût de la vie a nettement augmenté ces dernières années. Et puis il y a ici déjà beaucoup d’expatriés, ce qui leur permet de créer rapidement des liens." Mais revenons-en au charme de la ville… André Ernst est un artiste français qui a vécu deux ans à Bucarest où il a exposé des oeuvres en partie inspirées de ses rues. Pour lui, "il y a le charme des quartiers où fleurissent encore les maisons de boyards, des jardins qui paraissent abondants (…) Le charme un peu pervers de ce monde à la Paul Morand qui est provisoire, en équilibre instable, en train de disparaître, sans doute condamné parce que seul l’immédiat compte désormais". Florian CONSTANT. (www.lepetitjournal.com - Bucarest) mercredi 5 janvier 2008
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