| Ecrit par Adeline Bourg,
le 03-03-2008 23:00
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Dimanche, sans surprise, Dmitri Medvedev a été élu avec 70 % des voix. Le successeur de Vladimir Poutine est le troisième président de la Russie post-soviétique, et aussi le plus jeune. Inconnu il y a encore quelques années, il suscite de nombreuses interrogations
Dmitri Medvedev devient le chef officiel de Poutine (photo AFP)
"Medvedev fait partie des hommes politiques que l’on peut qualifier de pragmatiques", explique Mikhaïl Marguelov, Président du Comité pour les Affaires Internationales du Conseil de la Fédération (Chambre haute du parlement Russe). Dmitri Anatolievitch Medvedev, 42 ans, a en effet, toujours su composer avec ses pairs. Loin des revendications idéologiques de son mentor Vladimir Poutine, Medvedev s’est hissé au pouvoir de façon discrète. Né le 14 septembre 1965, à Leningrad de parents professeurs, Dmitri Medvedev est diplômé en droit civil à l’université de Saint Pétersbourg en 1987. La même université dont, quelques années plus tôt, en 1975, un certain Vladimir Poutine est sorti lui aussi diplômé. Fin des années 90, Medvedev a été recruté comme assistant par Anatoli Sobtchak, maire démocrate de Saint Pétersbourg. Il est devenu alors son assistant, et c’est là qu’il a rencontré Vladimir Poutine pour la première fois. Les deux hommes, qui se sont entendus à merveille dès le début, ont toujours travaillé ensemble.
Une personnalité effacée En 2000, Dmitri Medvedev est devenu Président du Conseil de Direction du groupe Gazprom, et en 2003, chef de l’administration du Kremlin. D’apparence modeste, Medvedev diffère du style Poutine, aujourd’hui Premier ministre. S’exprimant toujours avec calme et retenue, il est loin des prises de paroles intempestives et des déclarations sulfureuses de son aîné. Il est également décrit comme un homme malléable, et justement manipulé par Poutine. Certains analystes affirment que ce dernier a placé Medvedev au pouvoir afin de l’utiliser quand bon lui semble, et de revenir au pouvoir pour un nouveau mandat présidentiel -la constitution russe n’interdisant pas trois mandats non successifs. Scénario officiel : les deux hommes travaillent main dans la main, se partageant le pouvoir. Mais ce tandem pourra-t-il fonctionner ? La logique voudrait que Medvedev se dégage de l’emprise de Poutine et construise son propre pouvoir. Une tradition en Russie. Poutine avant lui, avait chassé son mentor Boris Eltsine du pouvoir. Un Poutine décrit alors comme un homme manipulé. Adeline BOURG. (www.lepetitjournal.com) mardi 4 mars 2008
En savoir plus Le Figaro - Russie : Medvedev s'inscrit dans la continuité de Poutine Libération - Russie : "Il semble qu’il y ait eu une élection et que nous ayons élu un Président"
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