| Ecrit par Cécile Boutelet,
le 03-03-2008 23:00
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Diplomatie - A hanovre, Sarkozy et Merkel ont parlé des sujets qui fâchent.- Angela Merkel et Nicolas Sarkozy ont tenté hier soir de dissiper leurs malentendus lors d’un dîner de travail en marge du salon Cebit des technologies de l’information, à Hanovre. Ils ont annoncé avoir trouvé un accord sur l'Union sur la Méditerranée, jusqu'ici pomme de discorde entre les deux chefs d'Etat. "On a trouvé un compromis autour de cette Union pour la Méditerranée que nous voulons tous les deux et qui n'exclura personne", a déclaré Nicolas Sarkozy lors d'un point presse hier soir. Angela Merkel a pour sa part insisté sur le fait que cette Union serait un projet de l'Union européenne et non une initiative française, comme le craignait Berlin. Les deux chefs d'Etat ont rappelé l'importance d'associer tous les partenaires européens au processus. Ils ont par ailleurs déclaré avoir dissipé les malentendus qui se multipliaient entre les deux partenaires. Depuis quelques jours, la tension était en effet montée d’un cran entre Paris et Berlin, suite à l’annulation coup sur coup de deux réunions franco-allemandes, officiellement pour "raisons d’agenda". Deux défections qui ont frisé la crise diplomatique, même si Angela Merkel, dans une interview au Spiegel paru lundi, a démenti les rumeurs de tension au sein du couple franco-allemand. Reste que des désaccords anciens séparent toujours les deux chefs d’Etat, notamment sur la question du nucléaire et du rôle de la Banque centrale européenne. Des questions d’autant plus délicates à traiter que la chancelière allemande ne goûte guère le style, jugé à la fois trop personnel et trop familier, du président français. C.B. (www.lepetitjournal.com/berlin.html) mardi 4 mars 2008 Culture - Pour Jonathan Littell "le cadavre est une forme grammaticale".- Jonathan Littell, auteur des Bienveillantes, Prix Goncourt 2006, s’est montré intimidé face aux questions du public, rassemblé samedi au Berliner Ensemble, à l’occasion de la sortie du roman en Allemagne. Dans le débat animé par Daniel Cohn-Bendit, Littell a mis du temps à sortir de sa timidité, selon la presse. L’auteur n’aime par parler de son livre, c’est connu. Il a donc énuméré les auteurs qui l’ont influencé, notamment Platon, Hannah Arendt et Klaus Theweleit. Il a aussi évoqué la tragédie grecque, qui a structuré l’ouvrage. Il a ensuite répondu aux reproches de kitch dans l’horreur, que lui adresse la critique allemande depuis la sortie du livre : "Pour l'écrivain, le cadavre est une forme grammaticale, a-t-il déclaré. Comme le peintre qui cherche à équilibrer les couleurs dans une scène d'horreur, l'écrivain a des préoccupations de virgules et de subjonctif, pas de cadavres". La sortie en Allemagne des Bienveillantes (Die Wohlgesinnten), aux éditions Berliner Verlag, a provoqué un malaise dans le monde littéraire allemand, divisé entre partisans et opposants de ce récit de 1.400 pages, qui raconte le destin d’un officier SS, Max Aue, à travers les massacres contre les juifs pendant la Seconde guerre mondiale. C.B. (www.lepetitjournal.com/berlin.html) mardi 4 mars 2008 Société - Pour Sarrazin, mieux vaut travailler au noir que rester devant la télé.- Pour Thilo Sarrazin, le ministre des Finances du Land de Berlin, mieux vaut travailler au noir que rester devant la télévision. C'est ce qu'il a déclaré lors de l'émission "Links-Rechts", diffusée par N24 la semaine dernière. Par cette remarque, Sarrazin persiste et signe son attitude volontairement provocatrice, amorcée il y a une dizaine de jours. Le ministre avait alors choqué en lançant une étude sur le véritable pouvoir d’achat des allocataires du programme Hartz IV, qui indemnise les chômeurs de longue durée. L’étude tendait à prouver qu’on peut s’offrir, avec moins de 4 euros, un repas équilibré à Berlin. Sur le plateau de l’émission "Links-Rechts", le ministre a regretté que son étude ait été mal comprise. Pour Wolfgang Lederer, interrogé par le quotidien Tagesspiegel, l'attitude de Sarrazin préparerait le terrain à sa sortie du monde politique. Des rumeurs laissent entendre qu’il ambitionnerait d’accepter un poste de manager au sein de la Bundesbank. C.B. (www.lepetitjournal.com/berlin.html) mardi 4 mars 2008
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