| Ecrit par Benoît Soilly,
le 03-03-2008 23:00
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Les coups pleuvent dans la campagne municipale à Nice. Le maire sortant de droite Jacques Peyrat et Christian Estrosi, le candidat officiel de l'UMP, s'en donnent à cœur joie. La gauche espère en profiter

Jacques Peyrat (premier plan) a beau sourire, il sait que Christian Estrosi (second plan) est sur ses traces (photo AFP)Les rois de la "casse" sont bien Niçois. La yellow party de Brice de Nice a laissé place à la campagne municipale mais les règles sont les mêmes : casser son adversaire. Et ça ne "farte" pas vraiment entre les deux candidats de droite. Christian Estrosi, qui ne prononçait même pas le nom de son rival il y a peu de temps, a allumé la première mèche : "Il fait voter les dettes qu'il va laisser. Son successeur sera pieds et poings liés et dans l'impossibilité d'initier quoi que ce soit. Si c'est moi, je ferai tout annuler devant le tribunal administratif" a expliqué le secrétaire d’État chargé de l’Outre-Mer au sujet de Jacques Peyrat. En retour, le maire sortant, ex-Front National et exclu de l’UMP, est revenu sur l’affaire du jet privé de Christian Estrosi qu‘il ne nomme plus que "ministre candidat". Un voyage Paris-New York puis New York-Nice qui avait coûté 138.000 euros. Une "affaire lamentable et qui en dit long sur le personnage", a lâché Jacques Peyrat. Comme dirait le surfeur incarné par Jean Dujardin, ces deux là n’ont pas "choper les planches ensemble". Spectatrice de ce combat de coqs, la gauche se prend à rêver et se rappelle qu’en 2001, il ne lui avait manqué que 3.000 voix pour faire basculer la ville. La gauche prête à surfer Si quelqu’un ne voit pas la différence entre les deux candidats de droite, c’est bien Patrick Allemand. Pour le candidat du Parti Socialiste, "Peyrat ou Estrosi, c’est du pareil au même". Profitant de la querelle entre les deux meilleurs ennemis de cette campagne, Patrick Allemand dit vouloir réhabiliter à Nice les mots "intégrité et honnêteté". Le candidat PS préfère se concentrer à critiquer les empoignades sur sa droite, plutôt que de regarder celles à gauche. Car à Nice, le concours de "casse" n’est pas le privilège d’un camp. La gauche aussi à ses rebelles. Patrick Motard, candidat dissident et exclu du Parti Socialiste, fait campagne avec ses propres colistiers. Mais à une allure modérée, puisque le dissident devrait appeler à voter pour Patrick Allemand au second tour. Malgré les efforts socialistes, Nice reste une ville profondément ancrée à droite. Christian Estrosi, annoncé vainqueur dans les sondages, semble bien placé pour accéder à la mairie. Cependant, personne n’est à l’abri de rater la bonne vague. Benoît SOILLY. (www.lepetitjournal.com) mardi 4 mars 2008 En savoir plus Le Monde - Nice : Christian Estrosi (UMP) toujours donné gagnant, mais au second tour 20 minutes - Jacques Peyrat insulte quelqu'un, mais qui ? Libération - Estrosi sur le gril
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