| Ecrit par Matthieu Fauroux,
le 02-03-2008 23:00
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En quelques années, la cité girondine s’est transfigurée, avec ses façades remises à neuf et ses 45 kilomètres de tram. Malgré une boboïsation de la population bordelaise, l’opposition d’Alain Rousset peine à inquiéter Alain Juppé
 Alain Juppé (photo) apparait comme favori dans la course à la mairie girondine face à Alain Rousset (AFP)Ce devait être l’une des batailles les plus tendues de ces municipales. Le duel pourrait bien tourner à la pièce en un acte, avec une confortable réélection pour épilogue. A Bordeaux, trois sondages successifs ont donné Alain Juppé gagnant dès le premier tour. De quoi rassurer l’ancien Premier ministre, un temps menacé après sa défaite surprise aux législatives, en juin dernier. Prié de quitter le gouvernement Fillon, dont il était le numéro deux, Alain Juppé avait un temps songé à abandonner la vie politique. Avant de lancer toute son énergie dans la course à sa propre succession, avec un message clair. "Je serai un maire à plein temps", répète t-il à l’envie, allant jusqu’à promettre qu’on ne le verra plus à Paris… sauf comme touriste. A 62 ans, l’ancien homme d’Etat n’aspire qu’à terminer sa carrière politique à Bordeaux. Il a préparé avec soin cette élection, s’entourant d’une équipe UMP-Modem largement renouvelée. Aux Bordelais, il promet de mettre l’accent sur l’offre de logements et l’environnement. Autour de la gare TGV Saint-Jean, le maire sortant projette ainsi la construction du quartier d’affaire Euratlantique, pour attirer 15.000 emplois. Un manque d'envergure En face, le socialiste Alain Rousset, 51 ans, n’a rien à perdre. Le président du conseil régional d’Aquitaine s’est lancé tardivement dans la bataille, voulant d’abord s’assurer de rassembler toute la gauche derrière lui. Dans une campagne offensive, il pointe les "chiffres noirs de Bordeaux", "une ville à laquelle il manque une envergure régionale et européenne" qui peine à attirer emplois et investisseurs. Alain Juppé a considérablement rénové la cité, Alain Rousset promet de la redynamiser, donnant notamment la priorité à la création d’entreprises. Quel que soit le maire élu, il aura fort à faire pour que Bordeaux puisse un jour prétendre rivaliser avec Toulouse, ou même Barcelone. La rive droite de la Garonne connaît toujours d’importants retards de développement. L’écologie prônée par Alain Juppé est restée un vœu pieu dans le centre-ville, encore démuni de bacs individuels de recyclage. Et des pans entiers de la ville, en friche, attendent d’être réinvestis. Matthieu Fauroux. (www.lepetitjournal.com) lundi 3 mars 2008 En savoir plus : Metro - Alain Juppé : "Non je n'intégrerai pas le gouvernement" Le Parisien - Alain Rousset : "Je savais que ce serait un challenge"
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