| Ecrit par Jonas Mercier,
le 28-02-2008 00:00
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Travaux presque terminés mais chantier bloqué. Les avocats de l’investisseur de la Cathedral Plaza veulent saisir la Cour Européenne des Droits de l’Homme pour débloquer la situation. Cette tour représenterait un danger réel pour la cathédrale Saint-Joseph, située à quelques mètres, en cas de tremblement de terre Le projet Cathedral Plaza tel qu’il a été présenté par ses investisseurs, comprendra un centre commercial et des bureaux
La société Millennium Building Development a décidé de sortir les grands moyens pour terminer la construction de son bulding Catedral Plaza, situé rue Général Berthelot. La compagnie anglo-américaine a annoncé la saisie prochaine de la Cour Européenne des Droits de l’Homme (CEDO) pour "vérifier si le système judiciaire roumain fonctionne comme il faut". L’annonce a été faite par Lanny J. Davis, le nouvel avocat de la société, lors d’une conférence de presse, lundi dernier à Bucarest. L’ancien conseiller du président américain Bill Clinton dénonce ainsi la décision d’arrêt temporaire des travaux, décidé en juillet, dans le cadre du procès qui oppose la société américaine à la cathédrale Saint Joseph. Selon une récente étude sismique indépendante, c’est l’ensemble des bâtiments dans un rayon de 70 mètres qui seraient menacés par cette tour de 20 étages. Lanny J. Davis affirme, lui, que tout a été fait dans la légalité. "En 9 ans, nous avons obtenu plus de 20 autorisations". Ces déclarations font sourire le révérend et porte-parole de l’archevêché, Fransisc Dobos. "Le bulding est construit à seulement 8 mètres de notre cathédrale, il n’y a même pas la place pour les pompiers en cas d’incendie". Des soutiens de taille En 1998, Millennium Building Development entame des études de faisabilité pour un building dont la hauteur n’est pas spécifiée et obtient l’accord informel de l’archevêque. En 2001, l’église revient sur sa position et s’oppose fermement à cette construction. "Pour l’obtention du permis de construire, qui a été signé par le maire du secteur 1, il était nécessaire d’avoir l’accord, légalisé par un notaire, des bâtiments voisins et une expertise sur les risques sismiques d’un tel chantier. Ces deux papiers sont manquants", affirme Fransisc Dobos. Dès le début des travaux, en février 2006, l’archevêché a entamé des poursuites judiciaires contre le promoteur. De Bucarest, le dossier va être transféré au tribunal de Constanta puis de Craiova où un juge va demander l’arrêt temporaire des travaux dans l’attente du verdict. La tour est presque terminée. Millennium Building Development accuse l’archevêque d’avoir demandé un étage entier du bâtiment et des places de parking en échange de son approbation. Accusations repoussées par l’église. En Novembre 2006, le Sénat a adopté le rapport d’une commission d’enquête qui demandait l’arrêt de cette construction. Entre temps, l’archevêché a reçu le soutien du Vatican et du Parlement européen. Jonas MERCIER. (www.lepetitjournal.com - Bucarest) jeudi 28 février 2008
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