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Il chante Léo Ferré, Jacques Brel et Georges Brassens depuis sa jeunesse. Passionné de la grande chanson française, il s'adonne avec cœur à l'adaptation italienne et à l'interprétation des grands classiques. Renato Dibì donnera un concert lundi 3 mars au Teatro Nuovo
LPJ : Comment et pourquoi êtes-vous devenu chansonnier ? Renato Dibì : A l'origine, je suis auteur interprète. A 18 ans, lorsque j’ai écouté pour la première fois Léo Ferré, le monde s’est ouvert. J’ai ensuite découvert Jacques Brel. Je me suis dit que c'était à ce monde-là que je voulais appartenir. Ils ne sont pas assez connus en Italie, alors qu’ils transmettent une passion que l'on ne trouve nulle part ailleurs. Depuis j'ai réalisé une dizaine de CD et je fais environ un concert par mois où je chante mon répertoire : Bécaud, Brassens, Barbara...
Vous chantez en italien ? Oui, car je suis italien et la grande majorité de mon public aussi, cela me semble donc naturel. De plus, il est impossible de refaire ce que les grands chansonniers ont fait, cela ne serait qu'une plate imitation.
Traduisez-vous vous-même ? A moins qu'il n'existe déjà une belle traduction, oui. Pour ce travail, je me fais aider par des Français, qui me fournissent la traduction littérale. Je l'adapte ensuite en italien, tout en essayant de conserver la musique des mots, la poésie. Mais le traduttore est toujours traditore : il faut trouver le juste équilibre entre lettre et esprit. Le résultat ne doit pas donner l’impression d’un texte traduit. Il faut aussi obtenir les droits pour la traduction, que l'on me donne plutôt facilement.
Quel regard portez-vous sur l'actuelle chanson française et italienne ? Malheureusement la plus belle époque est passée, et la plupart des chansons d’aujourd’hui sont inutiles. Mais j'aime quand même beaucoup certains auteurs compositeurs interprètes comme Cocciante ou Cabrel. Et il reste Aznavour, qui pour moi est unique !
Vous composez aussi vos propres chansons ? Oui, mais toujours sur le même thème. J’ai par exemple écrit L’ultimo chansonnier.
Quelles sont vos chansons préférées ? Les feuilles mortes. Et aussi : Paris canaille, Amsterdam, Jeff, Ma plus belle histoire d’amour…
Votre rêve ? Chanter à l'Olympia ! Propos recueillis par Corentine GASQUET et Marie MALZAC. (www.lepetitjournal.com - Milan) jeudi 28 février 2008
Lundi 3 mars : "Chansonnier", de Renato Dibì, Fredy Mancini au piano, chansons traduites en italien de Jacques Brel, Boris Vian, Edith Piaf, Leo Ferré, Juliette Greco, Brassens, Aznavour, Barbara, Prévert, Montant, Bécaud, 21h, Teatro Nuovo, 20 euros + prévente, réduction de 5 euros avec la carte du Centre culturel, réservations au 02 794026, www.teatronuovo.it |