| Ecrit par Benoit Soilly,
le 26-02-2008 23:00
|
|
Média - L’Élysée aurait mieux fait de ne pas rajouter une phrase.- L’affaire du "casse toi pauvre con" a accouché d’une nouvelle polémique. Hier, le quotidien Le Parisien publiait un entretien du chef de l’État avec 8 lecteurs du journal. Dans une des répliques de Sarkozy figurait la phrase en forme de mea culpa : "J'aurais mieux fait de ne pas lui répondre". C’est la réponse à une question d’un lecteur sur la fameuse vidéo où l’on peut voir Nicolas Sarkozy se chamailler avec un visiteur rebelle au salon de l’agriculture. Jusque là, l’intention était louable de la part du président. Le problème est que les lecteurs présents à l’entretien n’ont jamais entendu cette phrase. Après relecture du papier, l’Élysée a rajouté la fameuse ligne à la réponse du chef de l’État à 23 h, lundi soir, alors que le rendez-vous avec les lecteurs avait eu lieu le matin même. A cette heure-ci, le président n’avait sûrement pas pris la mesure de l’énorme buzz de la vidéo, regardée depuis sa mise en ligne plus de 3 millions de fois. Ses termes exacts ont été : "Depuis toujours, Sarkozy, quand on le cherche, on le trouve. Si on ne veut pas me serrer la main, ce n'est pas la peine de se planter sur mon passage et de dire ce qu'a dit le monsieur". Dominique de Montvalon, directeur de la rédaction du Parisien a indiqué que la relecture d’un article par la personne interrogée était un protocole classique. Il a ajouté que par respect pour les lecteurs du quotidien, il publierait aujourd’hui la version originale de l’entretien avant la relecture et la modification de l’Élysée. Une bonne nouvelle pour l’indépendance de la presse critiquée depuis l’arrivée au pouvoir de Nicolas Sarkozy. B.S. (www.lepetitjournal.com) mercredi 27 février 2008 Lire la version reprise par l’Élysée Poitiers - Pas de pot de bienvenue pour le prof d’extrême droite.- L’université de Poitiers est en ébullition. Benoît Fleury, 31 ans et ancien chef du GUD (Groupe union défense ou droit, selon les variantes), mouvement d’extrême droite, va débarquer. Le 9 février, l’ancien chef du mouvement raciste, antisémite et violent a été reçu major à l’agrégation d’histoire du droit. Ce titre autorise Benoît Fleury de choisir le lieu d’exercice de sa fonction. Son choix s’est donc porté sur Poitiers. Des étudiants, soutenus par la présidence de l’université et trois députés socialistes de la Vienne, ont lancé une pétition contre le professeur. Certains des élèves menacent de venir perturber les cours du nouvel agrégé surnommé "Lord". En mars 1999, il avait déclaré dans L’Écho des Savanes vouloir "rayer Israël de la carte". Le professeur d’histoire du droit se réclamait d’ailleurs du nationale-socialiste belge Léon Degrelle, fasciste et collaborateur pendant la seconde guerre mondiale. Mais le président de l’université n’a pas le droit de refuser à un agrégé, encore moins au major, son poste. Demain, le professeur et le président de l'université devraient se rencontrer pour tenter de sortir de l’impasse. B.S. (www.lepetitjournal.com) mercredi 27 février 2008 Justice - Le meurtrier d’Amélie Delagrange prend perpet’.- Presque 4 ans après l’assassinat d’Amélie Delagrange, Levi Bellfield a été jugé et reconnu coupable hier de la mort de la jeune Française. Il a été condamné à une peine de prison à vie incompressible, sans possibilité de libération anticipée pour ce meurtre, mais aussi pour celui de Marsha McDonnell, une jeune fille de 19 ans. Amélie Delagrange, 22 ans, étudiante à Londres en langues étrangères était originaire de Picardie. Elle avait été tuée dans un parc de la capitale britannique en août 2004. Levi Bellfield a aussi été reconnu coupable d’une tentative de meurtre sur une Britannique de 18 ans. Cependant, la justice n’a pas pu se prononcer sur les autres chefs d’accusation dont était suspecté le tueur en série. En marge du procès, les Britanniques ont aussi appris que Bellfield était soupçonné d’être le meurtrier de la petite Milly Dowler, 13 ans, disparue en 2002 et retrouvée morte six mois après dans un champ. Un sombre personnage qui risque peut-être de faire encore parler de lui derrière ses barreaux. B.S. (www.lepetitjournal.com) mercredi 27 février 2008
|