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Page 2 sur 2 mardi 26 février 2008Comment déjouer les escroqueries Les nombreux traitements potentiellement subis par les pierres précieuses n’ont rien de répréhensible -à condition que le client en soit clairement informé. Il en va de même avec les ventes de gemmes synthétiques. Hélas, la transparence n’est pas toujours de mise. Pire, les tentatives d’escroqueries ne sont pas négligeables. "15 000 personnes sont victimes chaque année", estime le site geocities.com qui dévoile les trucs des arnaqueurs. Pour autant ces dérives ne doivent pas rebuter les profanes. Il suffit d’adopter les bons réflexes. "Il faut exiger un certificat par un laboratoire indépendant", conseille Laurent Massi, directeur Français du laboratoire de l’A.I.G.S. Si le commerçant refuse cette procédure courante dans la profession, c’est mauvais signe! Ken Scarratt, directeur du laboratoire du Gemological Institute of America (G.I.A.) souligne que le certificat se limite à une description scientifique de la pierre et des traitements subis. Il ne comporte aucune mention de prix qui peut varier selon les marchés. Toujours à Bangkok, particuliers et professionnels peuvent aussi s’adresser au Gemological Institute of Thailand. Cet organisme d’Etat dispose d’un musée pédagogique décrivant le cheminement des pierres de la mine à la vitrine des joailliers. À moins d’investir dans une formation, il convient de privilégier son bon sens plutôt que sa cupidité. Si la Thaïlande offre un vaste choix, notamment en termes de pierres brutes, le profane renoncera à d’illusoires perspectives de profit. E.D. (www.lepetitjournal.com - Bangkok) mardi 26 février 2008 Rubis de sang birman La majorité des rubis proviennent de Birmanie où l’armée contrôle étroitement ce secteur d’activité. À Rangoon, les ventes aux enchères de jade et de pierres précieuses se succèdent en dépit des appels au boycott émanant des défenseurs des droits de l’homme. En janvier 2008, une vente aurait attiré plus de 280 acheteurs étrangers selon l’organe officiel du régime, The New Light of Myanmar. La précédente, en novembre 2007, aurait généré 150 millions de dollars de revenus pour le régime selon l’Agence France Presse (A.F.P.). Des témoignages concordants dépeignent des conditions de travail inhumaines dans les mines comme celles de la vallée de Mogok, mondialement réputée pour ses rubis couleur "sang de pigeon". Après la violente répression des manifestations du mois de septembre 2007, les appels au boycott sont montés d’un cran. Les Etats-Unis ont durci une réglementation qui permettait jusqu’alors l’importation de pierres birmanes taillées dans un autre pays. La majorité des rubis Birmans transitent par la Thaïlande. De prestigieux joailliers, comme Bulgari, Cartier et Tiffany, ont décrété un embargo sur les pierres Birmanes tandis que l’Union Européenne renforçait les sanctions contre la haute hiérarchie militaire. Pour autant les principaux acteurs du négoce sont asiatiques. Et Il faut savoir qu’il n’est pas toujours possible de déterminer l’origine d’une pierre. "Les frontières ne sont pas reconnues par la nature", souligne Laurent Massi. E.D. (www.lepetitjournal.com Bangkok avec AFP) mardi 26 février 2008
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