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MISIONES - Une équipe de tournage française incarcérée |
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| Ecrit par BUENOS AIRES,
le 25-02-2008 00:00
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Une équipe de tournage, emmenée par le célèbre photographe Yann Arthus-Bertrand, a été arrêtée, mercredi, dans la province de Misiones où elle tournait une émission. Relâchés, ses membres seront de nouveau entendus par le juge aujourd'hui. Retour sur cette mésaventure
Deux enfants d'un village de la province de Misiones (photo LPJ)
Un passage par la case commissariat. Une équipe de tournage française, composée d’une dizaine de personnes, emmenée par le célèbre photographe Yann Arthus-Bertrand, a passé la journée de mercredi détenue entre Posadas et Puerto Iguazú, dans la Province de Misiones dans le Nord du pays. Motif de l’incarcération : escroquerie. En effet, l'équipe ne se serait pas acquittée de la totalité de la somme exigée par la société de tourisme prestataire de service.
Un litige de 7.000 euros En effet, l’entreprise locale, de bonne réputation, Cuenca del Plata, réclame un total de 30.000 euros pour des prestations allant de la nuit d’hôtel à la location d’un 4x4 ou de bateaux. La propriétaire a déclaré n'avoir reçu que 3.000 euros. Pourtant, selon l’avocat des Français, Alberto Rolando Oliva Bertoglio, la majeure partie de la somme a été réglée. Il ne resterait que 7.000 euros qui devaient être reçus par virement bancaire. Une broutille sur un budget de tournage de près d’un million d’euros. Mais mercredi, alors que le groupe s’apprêtait à partir, la propriétaire de l’agence, ne voyant toujours pas le reste de l’argent crédité sur son compte, fait appel à la police. Les choses s’enchaînent vite. Le groupe est arrêté à l'aéroport, incarcéré, entendu par le juge, puis relâché suite au paiement d’une caution de 11.000 pesos (2.390 euros). Vendredi, deux nouvelles plaintes ont été déposées. Deux gardes du parc national ont déclaré ne pas avoir été payés des services qu'ils ont rendus à l'équipe. Les membres d’une communauté traditionnelle indigène réclament 2.000 pesos, soi-disant promis en échange du tournage de petites scènes. "Des demandes complètement frauduleuses et opportunistes" souligne l’avocat des français.
Un zèle surprenant "C’est tout de même étonnant d’en arriver là, commente Ernesto Azarkevich, correspondant du journal Clarín, une interdiction de sortie de territoire national aurait pu suffire… Mais personne ne savait où l’équipe se rendait par la suite, cela explique cet empressement". L’équipe présente depuis quinze jours en Argentine tourne un film sur les grands fleuves autour du barrage de Yacireta : "C’est un très gros projet, avec des milliers de gens expulsés. Le sujet sur le barrage est un très gros truc, ça dérange beaucoup de monde dans la région", a expliqué Yann Arthus-Bertrand à l’AFP. Le consulat et l’ambassade de France se sont refusés à tout commentaire. La procédure judiciaire peut s’étaler en Argentine sur deux années, le temps que l’affaire soit instruite et jugée. Néanmoins, le dossier pourrait être exceptionnellement bouclé mercredi ou jeudi. L’équipe de tournage, encore à Iguazú, n’a pu être jointe directement par Le Petit Journal. C’est dommage, nous aurions également parlé d’environnement. L’émission Vu du ciel est co-produite par France 2 et la société européenne de production ; elle interpelle des millions de téléspectateurs en France sur les problèmes liés au développement durable. Caroline BÉHAGUE. (www.lepetitjournal.com - Buenos Aires) lundi 25 février 2008
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