| Ecrit par Nicolas Mangin,
le 21-02-2008 23:00
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France Monde est sur les rails. Regroupant France 24, RFI et TV5, la holding sera chargée de porter la voix de l’Hexagone à l’international. Au-delà de la nomination polémique de Christine Ockrent à la direction générale, se pose la question de l’équilibre de ce géant Christine Ockrent, 63 ans, a annoncé qu'elle allait quitter France 3 pour se consacrer pleinement à sa nouvelle fonction (photo AFP)
A peine annoncée, déjà conspuée. France Monde va regrouper l’audiovisuel extérieur -RFI, TV5 et France 24- pour renforcer la voix médiatique française à l’international. Mais la nomination avant-hier par l’Elysée de la journaliste Christine Ockrent à la direction générale gêne aux entournures les futurs collaborateurs. Ils pointent du doigt un conflit d’intérêt à cause de son mariage avec Bernard Kouchner, actuel ministre des Affaires étrangères. La holding à laquelle participe l’Etat sera-t-elle pour autant pilotée par le gouvernement ? Le Syndicat national des journalistes le craint. Autre souci, la présidence de France Monde a été accordée à l’ancien PDG d'Havas Alain de Pouzilhac, qui dirige déjà France 24. De fait, RFI et TV5 grincent déjà des dents, s’inquiétant du respect de l’intégrité des trois entités qu’il va diriger. Objectif monde Offusquée de se voir rabaissée au statut de "femme de", Christine Ockrent a fait savoir qu’il fallait juger son professionnalisme. Il est vrai que son expérience et ses contributions régulières à CNN, la BBC ou Al Jazzera, sont des plus pour France Monde. Au niveau des moyens mis en œuvre, ce ne sont plus France Télévisions ou Arte, mais l’Etat qui portera les participations de 50% dans France 24 et 60% dans TV5. Déjà les partenaires belges, suisses et canadiens de la chaîne ont exprimé leur réticence envers ce chapeautage purement français. Le budget de France Monde lui aussi est connu : 400 millions d’euros. Avec cela, la holding va devoir organiser une stratégie pour être une vitrine de la France et de la francophonie à l’étranger. Elle prévoit de mutualiser les fonctions de distribution et de marketing des trois médias, de les développer sur Internet, et la possibilité de faire des co-productions. Enfin, TV5 devrait être déclinée en plusieurs thématiques. Pour Christine Ockrent et Alain de Pouzilhac, il s’agit maintenant de satisfaire tout ce beau monde. Nicolas MANGIN. (www.lepetitjournal.com) vendredi 22 février 2008 En savoir plus Dans nos archives : MÉDIAS – France 24, RFI, TV5 dans le flou sur leur avenir et dans notre édition de Berlin : France24 dans la course à l’influence internationale Le Figaro - Ockrent : marre de ce statut de "femme de" Libération - Christine Ockrent, ministre de l'audiovisuel extérieur Le Journal du Dimanche - France Monde : Ockrent fait débat Son Radiozapping sur Le Monde.fr : La polémique Christine Ockrent
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