| Ecrit par Eglantine RICARD,
le 22-02-2008 00:04
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ACT FOR NATURE - Partenaire de la «Rubrique Verte» présente "Les Amis des Bonobos du Congo"
L’association « Les Amis des Bonobos du Congo » (ABC) œuvre depuis plus d’une décennie à la sauvegarde du bonobo, espèce de Grands Singes endémique de la République Démocratique du Congo (RDC) et menacée d’extinction. ACT FOR NATURE, association monégasque de Conservation de la biodiversité a soutenu financièrement le projet au cours de l’année 2007.
Bonobos recueillis au sanctuaire © Vanessa Woods - Friends of Bonobos
Déforestation et trafics de viande de chasse Les bonobos sont en voie d’extinction, mis gravement en danger par la déforestation, la guerre, et la promiscuité des humains. Les adultes sont chassés pour leur viande et les jeunes mis en vente comme "jouet" pour les enfants. En RDC, les guerres civiles et la situation politique toujours instable ont mis les bonobos en péril. Ne vivant que dans quelques enclaves du nord du pays, dans les forêts primaires du Bassin du Congo, entre le fleuve Congo au nord et la Rivière Kasai au sud, leur survie ne tient qu’à un fil. Chassés pour leur viande (une tradition dans certains villages mais surtout aujourd’hui une mode citadine cruelle) ou pour capturer les bébés vendus comme animaux de compagnie, leur population décroît de façon dramatique.
De 100000 individus en 1980, les bonobos sont passés à 10000 en 1990 et la pression de chasse ne fait qu’augmenter. Les exploitations forestières qui oeuvrent dans l’habitat restreint du bonobo favorisent (par l’ouverture des routes, la circulation des camions, l’arrivée de main d’oeuvre étrangère) le commerce de viande de brousse. Ces compagnies tolèrent généralement la chasse pour compléter le revenu de leurs employés. Elles facilitent l’arrivée des cartouches et l’évacuation de la viande (et des bébés) jusqu’aux centres urbains. Les chercheurs comme Takayoshi Kano les observant depuis plus de vingt ans leur assuraient une certaine protection. En employant les habitants des villages voisins, non seulement ils amenaient un revenu pécuniaire non négligeable, mais suscitaient auprès des villageois un intérêt vis à vis de ces primates. Gardés en vie et protégés au sein de leur habitat, ils pouvaient aussi devenir une source de revenus. Cependant, depuis les graves troubles politiques ayant animé le pays, les chercheurs ont dû abandonner les sites d’études et les bonobos à leur sort.  Claudine André, Présidente de l'ACB © Benoît Goossens Aujourd’hui, personne ne sait combien de ces primates ont survécu au braconnage. Seul indices de ces tueries toujours d’actualité dans la forêt, de jeunes bonobos arrachés à leur mère et exposés dans les marchés, ainsi que des morceaux de viande boucanée, aux inquiétants contours par trop humains. Lorsque les adultes sont tués pour leur viande, les bébés sont amenés à Kinshasa pour être vendus comme animaux de compagnie. Beaucoup de bébés bonobos meurent au cours de leur long voyage vers la capitale, victimes du stress, des mauvais traitements, des blessures, de la malnutrition et des maladies. Les mutilations traditionnelles sont fréquentes (phalanges, dents, etc., utilisés comme talisman). C’est là qu’intervient l’ABC : l’association collabore avec le Ministère de l’Environnement dans la saisie des bonobos offerts (très illégalement) à la vente, et les recueille dans son Sanctuaire Lola Ya Bonobo. Le bonobo fait partie de l’annexe 1 de la CITES, la Convention internationale sur le commerce des espèces menacées, ce qui signifie que tout commerce en est strictement interdit car mettant en danger la survie de l’espèce. Le commerce et la détention de bonobos sont également interdits par la loi congolaise. Découvrez dans le prochain article consacré au Sanctuaire des Bonobos les objectifs du projet de l’association « Les Amis des Bonobos du Congo » soutenu par ACT FOR NATURE en 2007. www.lepetitjournal.com - Monaco
Textes: Claudine ANDRÉ, Emmanuelle GRUNDMANN, Dominique MOREL, Eglantine RICARD * Pour plus de renseignements, vous pouvez vous rendre sur les sites www.amisdesbonobos.org et www.actfornature.org
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