| Ecrit par BUENOS AIRES,
le 21-02-2008 00:00
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Il y a près de dix jours, Cristina Kirchner officialisait l'arrivée du rallye Dakar 2009 en Argentine. Retour en détail sur le futur évènement
(Photo: Dakar)
Le Dakar : quand, quoi, où ? Du 3 au 18 janvier 2009 aura lieu la 30ème édition du Dakar, une date anniversaire qui coïncidera avec son exceptionnelle délocalisation du continent africain. En effet, c’est à Buenos Aires qu’auront lieu le départ et l’arrivée du convoi -570 équipes étaient inscrites l’an dernier. Le cortège empruntera un itinéraire de 9.000 kilomètres, passant par Cordoba, San Juan, Catamarca, Mendoza, Neuquen. Il comptera cinq étrapes chiliennes, dont Valparaiso et le désert d'Atacama, avant de remettre le cap sur la capitale fédérale. Le rallye gardera son nom, le Dakar. "Le "Dakar" est devenu une appellation synonyme d'un type d'épreuve avec un niveau d'organisation et un certain esprit. C'est une marque à part entière" justifiait Patrice Clerc, président d'Amaury Sport Organisation (ASO) au journal l'Equipe, suite à l'annonce officielle de la décision de délocaliser l'épreuve, le 10 février dernier.
Pourquoi l'Argentine ? En 2007, les organisateurs du Dakar avaient pris contact avec l'organisateur du Por Las Pampas Rally, course de réputation internationale qui a réuni 48 équipages l'an dernier. Celle-ci relie l'Argentine au Chili avec un passage par le désert de l'Atacama et la Patagonie. En effet, suite à plusieurs éditions menacées, ASO avait déjà réfléchi aux alternatives possibles à l’Afrique. Les contacts avec David Eli -entrepreneur cordobais, organisateur du Por Las Pampas Rally, l'automobile Club argentin et la société française organisatrice du Dakar se sont révélés fructueux. David Eli et l'Automobile Club ont de l’expérience : ils totalisent 27 éditions du Rally d'Argentine et dix du Por Las Pampas Rally. D’ailleurs, l’itinéraire annoncé du futur Dakar semble avoir, en partie, été inspiré par cette compétition. Lors de chacune des réunions entre Eli et l’ASO, des membres du gouvernement argentin sont présents et ne manquent pas de souligner leur intérêt pour ce dossier. Un point majeur car si l’entreprise organisatrice de l’évènement ne demande pas de participation financière au gouvernement pour boucler un budget estimé à 12 millions d’euros, ASO veut s’assurer que celui-ci s’associe à son cahier des charges. "Par exemple, mettre à notre disposition des forces de police ou encore nous octroyer des facilités à la douane pour les véhicules" énumère Emilie Poucan du service communication du Dakar. Les gouvernements argentin et chilien se sont dits prêts à 100%.
Et l’environnement ? Si la grande majorité des Argentins et des Chiliens semblent plutôt favorables à l’évènement, des voix s’élèvent pour alerter des dangers de la course sur l’environnement. Ainsi, Cap 21, parti écologiste français de sensibilité de droite, fait part de sa plus vive inquiétude pour la pampa et la Patagonie : "Les longues files de voitures, motos, camions, buggies (…) pourraient avoir des conséquences extrêmement négatives pour la conservation de certaines zones naturelles très sensibles et déjà soumises à des problématiques de forte érosion". L’association demande à ce que toutes les garanties soient prises pour préserver l'environnement. Au Chili, un Français, Thomas Poussard propose une pétition à signer contre la course tandis qu’un sénateur socialiste s’est dit contre la manifestation. "Il y a toujours de la contestation, répond Emilie Pouchan, notre équipe vient de passer neuf jours en Argentine et au Chili afin de prendre des repères dans le souci de respecter l’environnement". L’itinéraire précis sera préparé ces prochains mois. Il ne sera dévoilé qu’en fin d’année, un peu avant novembre. Caroline BÉHAGUE. (www.lepetitjournal.com - Buenos Aires) jeudi 21 février 2008 Lire aussi dans notre édition de Santiago : PETITION - Non au Dakar au Chili
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