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Les insignes de Chevalier dans l’Ordre National du Mérite ont été remises à Michèle Goupil, Conseillère à l’Assemblée des Français de l’Etranger, par l’Ambassadeur de France, Francis Lott, lors d’une réception à l’Ambassade de France en reconnaissance de son parcours marqué par la vocation de service
L'Ambassadeur de France, Francis Lott, remet à Michèle Goupil les insignes de Chevalier de l'Ordre National du Mérite. (Photo : Courtoisie Service de Presse de l'Ambassade)
Lors de la remise des insignes de Chevalier de l’Ordre National du Mérite à Me Michèle Goupil, l’Ambassadeur de France, Francis Lott, a mis l’accent sur ses qualités intellectuelles et son esprit d’ouverture aux autres. En se félicitant de "la reconnaissance de la République envers le relais vraiment remarquable" effectué, l’Ambassadeur n’a pas manqué, en bon Parisien, de relever qu’elle aussi était née à Paris.
Très jeune, à 22 ans, Michèle Goupil décroche son diplôme de Lettres Modernes à la Sorbonne (Mention AB). Tout de suite embauchée par Thomson CSF, elle a été mutée en Argentine, pays qu’elle n’a plus voulu quitter une fois mariée.
Puis, elle est rentrée à la Banque européenne pour l’Amérique Latine. La fin des années 80 était une époque difficile pour les Argentins : chute vertigineuse du pouvoir d’achat, désapprovisionnement, inflation galopante, droits du consommateur inexistants, insécurité sociale et mise à sac des commerces… Il fallait apprendre les règles de jeu. C’est ainsi que, tout en travaillant, Michèle a décroché son second diplôme, celui d’avocat.
Un vieux rêve mis à l’œuvre
Parallèlement, Me Goupil intégrait l’UFE (Union des Français de l’Etranger) afin d’axer sa vocation de service sur l’aide aux Français en difficultés. Puis, une nouvelle crise en Argentine, celle du crash de 2001, l’a poussée à présenter sa candidature aux élections des représentants des Français de l’Etranger à l’AFE. Elue conseillère en 2003, elle intègre la Commission des affaires sociales de l’Assemblée des Français de l'Etranger.
Michèle Goupil a exprimé son "profond sentiment d’admiration et de gratitude envers Mme Paulette Brisepierre, sénateur des Français de L’Etranger et illustre doyenne du Sénat, pour son appui constant qui nous a permis d’aider déjà plusieurs établissements scolaires et associations de bienfaisance de notre circonscription". Il s’agit en effet d’une circonscription très vaste puisqu’elle englobe l’Argentine, le Chili, l’Uruguay et le Paraguay.
Au cours de son bref discours, Michèle Goupil a fait part de son émotion, mais surtout du "sentiment de devoir, d’obligation morale de se montrer digne d’un tel honneur".
Suzanne THIAIS. (LPJ) 6 octobre 2005 |