| Ecrit par Nicolas Mangin,
le 20-02-2008 23:00
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Deux poids lourds s’affrontent à Marseille. Le maire sortant UMP Jean-Claude Gaudin brigue un troisième mandat dans une ville bien ancrée à droite. Le sénateur PS Jean-Noël Guérini l’accuse d’avoir endetté la ville. Le tout dans la langue de Cervantes Jean-Claude Gaudin se verrait bien maire de Marseille pour la troisième fois consécutive (photo AFP)
A Marseille, l’ambiance est tendue entre les principaux candidats, le maire sortant UMP Jean-Claude Gaudin et le sénateur PS Jean-Noël Guérini. L’idée de diriger une ville qui aurait la possibilité de devenir la capitale d’une future Union méditerranéenne excite les passions. Alors à droite comme à gauche on se donne les moyens de réussir, tandis que les autres récupèrent les miettes. Sur un solide socle UMP, consolidé lors des dernières présidentielles avec 55% des voix marseillaises pour Sarkozy, Gaudin a fait plier le Modem. Il se verrait bien réélu pour un troisième mandat, se félicitant d’avoir ramené le taux de chômage de 21,7 à 12,5% en dix ans. Il a également développé le tramway et la vie culturelle avec succès. Mais contrairement à 2001, Gaudin doit faire face à une opposition unie, comme aux beaux jours de la gauche plurielle. Tous les chemins mènent à Barcelone Jean-Claude Guérini, président du Conseil général des Bouches-du-Rhône règne sans partage sur le PS local. Il a attiré dans son giron le PC et les Verts. Voila pour les forces en présence ; il ne manque pas d’armes non plus. Guérini pointe notamment du doigt les dettes abyssales laissées par son rival. Il s’attaque également au manque d’ouverture de la ville sur l’extérieur et à sa propreté qui laisse à désirer. Au point que ce sujet est devenu la principale préoccupation des Marseillais. Pour contre-attaquer, Gaudin défend l’incinérateur en construction. Le sénateur PS lui rétorque en proposant un moratoire pour définir les éventuels problèmes de santé publique liés à ce projet. Par contre, s’il est bien un sujet sur lequel les deux hommes s’entendent, c’est le rêve d’un "Grand Marseille", comme Guérini l’a appelé de ses vœux. Tous deux promettent de faire de la cité phocéenne une "porte de France et d’Europe en Méditerranée". Barcelone est devenue le modèle en terme de dynamisme culturel. Guérini a cependant un temps d’avance sur Gaudin, car il a reçu le soutien du maire socialiste de la ville catalane, Jordi Hereu. Nicolas MANGIN. (www.lepetitjournal.com) jeudi 21 février 2008 En savoir plus L’Express - La droite favorite à Marseille, la gauche à l'affût La Dépêche - Duel gauche-droite à Marseille: le ton monte entre Guérini et Gaudin
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