| Ecrit par Herve HEYRAUD,
le 05-10-2005 22:00
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Après le titre pilote obtenu par Fernando Alonso, l’écurie française vise maintenant son premier titre constructeur. Dimanche au Japon, avant-dernier Grand Prix de la saison, Renault devra marquer de précieux points
Alonso et Fischella vont-ils continuer à arroser Renault ? (Photo : AFP)
Il y a deux semaines, au Grand de Prix du Brésil, Fernando Alonso est devenu le plus jeune champion du monde de la Formule 1. L’Espagnol a également réussi là où Jabouille, Arnoux et Prost avaient échoué : être le premier pilote à obtenir la couronne mondiale sur une monoplace 100% Renault. Le pilote ibérique veut maintenant offrir le premier titre constructeur à l’écurie française en s’imposant dimanche au GP du Japon.
C’est en 1978 que la grande histoire d’amour entre Renault et la Formule 1 a débuté. Jean-Pierre Jabouille est devenu le premier pilote de l’écurie au losange au volant de la RS1 et lui a offert sa première victoire au Grand Prix de France en 1979. L’écurie française a ensuite trouvé le bon rythme avec l’arrivée de deux autres pilotes tricolores : Réné Arnoux en 1979 et Alain Prost deux ans plus tard. Renault se battait alors pour la première place au classement des constructeurs… sans succès.
En 1984, Prost quittait Renault pour McLaren, et l’écurie tirait sa révérence à la fin de cette même saison se contentant désormais de fournir ses moteurs à quelques écuries du paddock. Entre 1985 et 1997, Renault allait ainsi équiper cinq écuries : Ligier, Lotus, Tyrrell, Benetton et Williams.
Pour un doublé historique
Ces deux dernières écuries ont permis à Renault d’atteindre les sommets : entre 1992 et 1997 Renault a raflé six titres mondiaux d’affilée (cinq avec Williams, un avec Benetton). L’industriel français devenait ainsi le motoriste phare de la Formule1. C’est pourtant le moment choisit par le constructeur français pour quitter le monde la Formule 1…
Mais, après six années d’absence, Renault est revenu en F1 en 2003 avec moteur et châssis. Le jeune Fernando Alonso offrait alors à Flavio Briatore, big boss de l’écurie française, le premier succès de la nouvelle ère Renault au Grand Prix de Hongrie en août 2003.
Aujourd’hui les pilotes bleus et jaunes sont en passe de réussir l’exploit tant attendu : décrocher le titre de champion du monde des constructeurs. En tête depuis le début du championnat, Renault est désormais à deux petits points derrière les Mac Laren.
À deux courses de la fin du championnat, les flèches d’argent sont favorites, mais Fernando Alonso et Giancarlo Fischella n’ont pas renoncé à faire sacrer définitivement Renault.
Jérémy PATRELLE. (LPJ) 6 octobre 2005
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