| Ecrit par Betty RUBY,
le 21-02-2008 23:00
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Depuis 5 ans qu’elle est installée dans un magnifique riad transformé en chambre d’hôtes, Maryvonne Grunberg dispense toute son énergie à rapprocher les deux rives de la Méditerranée. Pour cette nouvelle vie, elle a définitivement quitté ses classes d’histoire à Tours - Lauréate des Trophées de la présence française à l’étranger qui seront remis au Sénat, le 1er mars dans le cadre de la Journée des Français de l’étranger dont lepetitjournal.com est partenaire
Pour sa retraite, Maryvonne Grunberg commençait à envisager de créer un gîte : " à Tours on avait une grande maison, et on adorait recevoir des gens du monde entier" explique cette ancienne prof d’histoire engagée depuis toujours dans de nombreuses instances européennes. Aussi, hériter d’un riad à Marrakech a été une véritable aubaine et un coup de foudre immédiat : "le jour où on a ouvert la porte de ce lieu qui était resté fermé pendant trois ans, ça a été féérique ! " Les trois ans nécessaires à débroussailler le nid à crabes de la succession ont accentué l’état de décrépitude du riad à qui a il a fallu encore trois ans de chantier pour être joliment remis à flots. En 2003 enfin, après avoir démissionné de l’Education nationale, Maryvonne s’installe définitivement à Marrakech pendant qu’Alain et leurs grands enfants restent à Tours. La même année, nouvel heureux coup du sort, Tours et Marrakech signent un accord de coopération. Brasser les gens et les idées Le chemin qu’elle a accompli en 5 ans de Maroc est impressionnant et dénote une formidable énergie dédiée au rapprochement des deux rives de la Méditerranée. Ainsi, par le biais du Centre culturel euro-méditerranéen, elle a envoyé un groupe folklorique qui n’avait jamais quitté son village, montrer son spectacle en Touraine, organisé un audit sur les jardins de Marrakech, fait livrer du matériel médical ou invité les enfants de Tours à danser dans la médina. Là, les Marocains l’ont rebaptisée "Karima" -qui signifie la généreuse : pas mal comme signe d’intégration ! D’ailleurs depuis son riad, à l’arrogant tourisme de masse, elle oppose un tourisme éclairé et fait bénéficier à ses hôtes de son vaste tissu associatif et de ses connaissances du pays." Ici, dit-elle, un homme pressé est un homme mort. Il faut savoir donner du temps au temps, sinon on ne comprendra rien au Maroc. De la même façon, on est dans une société très orale où rien n’est plus important que la parole donnée." C’est ce qu’elle explique aux Tourangeaux fraichement débarqués qui comptent désormais une centaine de résidents. Grâce à quoi Maryvonne se bat pour créer une liaison aérienne Tours-Marrakech. A l’impossible nul n’est tenu : voici qui pourrait résumer la personnalité de cette Normande au grand cœur. Betty RUBY. (www.lepetitjournal.com) vendredi 22 février 2008
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