| Ecrit par Nicolas Mangin,
le 19-02-2008 00:00
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Près de 1.000 policiers ont déferlé hier matin sur Villiers-le-Bel. Ce dispositif impressionnant a permis l’arrestation de 33 personnes suspectées d’avoir participé aux violences contre les forces de l’ordre lors des émeutes de novembre. Le tout sous l’œil des journalistes "convoqués" Les policiers ont débarqué à 6h00 du matin, sans se soucier des nombreux journalistes sur place (photo AFP)
Déjà reportée à deux reprises, une impressionnante opération policière a eu lieu hier matin à Villiers-le-Bel. Selon les enquêteurs, elle a été reportée pour attendre des éléments déterminants. Pour plus coïncider avec les municipales estiment des syndicats de policiers qui, inquiets de la proximité des deux événements auraient prévenu les journalistes vendredi dernier. Les reporters étaient donc bien présents en masse, mais pas aussi nombreux que les forces de l’ordre. Près de 1.000 policiers -Raid, CRS, office central de répression du banditisme, police judiciaire- ont investi cette commune du Val-d’Oise qui avait connu de terribles émeutes en novembre, suite à la mort de deux adolescents percutés sur leur mini moto par une voiture de police. 119 fonctionnaires avaient été blessés du 25 au 27 novembre. Nicolas Sarkozy avait déclaré que tout serait mis en œuvre pour retrouver les auteurs des violences, coups de feu et incendies volontaires… Coup de filet, ça tourne Sur les 38 personnes identifiées par les enquêteurs, 33 ont été interpellées au saut du lit par des groupes d’une trentaine d’agents de police, armes au poing, casqués, et munis de béliers pour défoncer les portes en cas de résistance. Mais les arrestations se sont apparemment déroulées sans heurt. Elles ont eu lieu principalement à Villiers-le-Bel, mais également à Gonesse et Sarcelles, dans le même département, et en Seine-Saint-Denis. L’information judiciaire ouverte pour "tentative d’homicide volontaire" a mêlé appel à témoins sous forme de tracts distribués dans les boîtes aux lettres, interrogatoires de quelque 145 CRS déployés lors des émeutes, et écoutes téléphoniques. Des membres de l’opposition, comme Ségolène Royal et François Bayrou ont exprimé leur indignation face à cette opération médiatisée à moins d’un mois des municipales. Didier Vaillant, le maire socialiste de Villiers-le-Bel, n’a pu que subir l’événement, s’offusquant de n’avoir été prévenu par la préfecture qu’"à 6h02", soit au début même du déferlement policier. Les journalistes eux, étaient déjà sur place. Nicolas MANGIN. (www.lepetitjournal.com) mardi 19 février 2008 En savoir plus Libération - [Vidéo] Show policier à Villiers-le-Bel LCI - Royal face au "spectacle sécuritaire" de Villiers-le-Bel L'Express - Coup de filet médiatisé après les violences du Val-d'Oise
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