| Ecrit par BUDAPEST,
le 26-02-2008 00:00
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Notre rubrique Portrait a pour but de faire connaître des personnages intéressants et peu communs. Aujourd'hui nous présentons Árpád Németh, à la fois très compétent maître d'escrime, passionné de sport et collectionneur de souvenirs historiques
(Photo collection privée)
Arpad Németh, ou bien comme tous ses disciples l'appellent "Árpi bácsi", est né en 1940 à Kecskemét, où à l'age de 11 ans on l'a envoyé à la salle d'escrime pour un entraînement matinal. Il ne voulait pas y aller mais comme le maître Tibor Gaál était l'ami de son père, il a fini par céder et sa vie en a été bouleversée. Peu à peu l'escrime lui est devenue indispensable et en 1958 quand il s'installe à Budapest, il la pratique au BVSC, Club sportif budapestois des Chemins de fer. Comme il n'a pas la possibilité de faire les études de chimie qu'il souhaiterait, Németh suit une formation de technicien médical. Un matin à l'heure du petit déjeuner, un ami attire son attention sur une annonce de l'Université du Sport indiquant que les inscriptions pour les cours de maître d'escrime seraient closes le lendemain. Sa décision fut vite prise et sa candidature immédiatement déposée, cela fera de lui l'entraîneur qu'il est devenu. Une carrière à l'étranger En 1965 c'est dans la vie du couple Németh qu'intervient un autre changement. Un accord culturel bilatéral entre la Tunisie et la Hongrie prévoit un échange d'entraîneurs et il obtient un poste à Tunis, ce qui à l'époque est extraordinaire! Il se précipite sur un atlas et s'informe sur la Tunisie avant de s'embarquer avec sa femme Klári. Pendant les 7 ans de son séjour, Árpi bácsi apprend le français et l'arabe sur le tas, découvre une nouvelle culture et lie de solides amitiés. Ainsi, c'est grâce à un ancien disciple que 10 ans plus tard le couple arrive au Koweït pour développer une fois encore l'escrime dans un pays lointain. Sans doute a-t-il été très efficace car ces deux pays ont aujourd'hui des escrimeurs et des entraîneurs de niveau international. Son "vagabondage arabe" se termine en 1994 et les Németh rentrent définitivement en Hongrie. Arpad a à son actif l'entraînement de la championne du monde, la Française Marie-Chantal Demaille, qui a vaincu la Hongroise Ildikó Rejt? dans la finale en 1971. Une retraite active Il travaille au BVSC jusqu'en 2005 mais l'amour pour ce sport qualifié de noble ne le quitte pas et actuellement Árpi bácsi, qui est en pleine forme, est aujourd'hui maître bénévole au club Vasas. Dans sa ville natale il a créé une compétition rappelant le légendaire Tibor Gaál. Par ailleurs, il est grand collectionneur d'objets historiques touchant à l'escrime, il les recherche jusque sur Internet. Pour lui l'escrime incarne avant tout la beauté des mouvements humains et il explique avec passion que ce sport unique forme la personnalité, d'où son prosélytisme. L'escrime rappelle un monde passé, peut-être meilleur, fondé sur l'honnêteté et le respect réciproque, Árpi bácsi avoue qu'il aurait aimé vivre il y a deux cents ans. A. IVAN. (www.lepetitjournal.com - Budapest) mardi 26 février 2008
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