| Ecrit par LE CAIRE,
le 26-02-2008 00:00
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Vers la route de Katameya, au désert autour du Caire, Solaris est né. Premier club en Egypte visant à créer une communauté exclusivement féminine. Il ne cible n’importe quelle femme, mais celle des classes aisées. Pas une petite, pas une modeste, les voitures garées devant l’entrée sont toutes grandes et neuves ! Les chauffeurs sont dedans, ou reviendront à la fin de la journée. Soleil et chaleur, à l’extérieur, les chauffeurs transpirent et s’ennuient. A l’intérieur, les femmes s’éclatent bien et passent de bons moments. Effectivement, le gardien est le dernier homme présent, avant de mettre les pieds dans ce monde uniquement féminin. Simple et moderne, le décor est gai, salles éclairées, par cette lumière naturelle qui inonde tout le village. A l’entrée, deux jeunes filles accueillent les invitées, elles les guident pour les aider à ne pas se perdre dans ce grand complexe. A la réception, un groupe de jeunes femmes présentent le club et ses activités aux intéressées. Les brochures sont rédigées en une seule langue : l’anglais. Les prix se récitent : Passer une journée coûte 160 LE et l’abonnement se fait pour 5000 LE par an. Toutes les femmes passent aux vestiaires d’abord pour se changer afin de s’intégrer à la majorité. Une femme voilée, toute couverte, entre, et sort toute suite après en tenue très sexy. Cheveux teintés, jean serré et top moulant et décolleté. Très difficile de les reconnaître. Cheveux roux, corps svelte et tenue élégante, Mme Lobna, 34 ans, la fondatrice avoue qu’ « elle a eu l’idée de créer une sorte de club où les femmes peuvent trouver ce qu’elles cherchent dans la société mixte : tout simplement la liberté.»
Une clientèle gâtée Jus, gâteaux et pâtés, le buffet est tout prêt. Les femmes y passent puis sortent en plein air, pour rêver, pour respirer. Là où la piscine occupe la majorité de la place, de larges poufs sont placés à l’entour. Les serveuses passent et repassent pour prendre les commandes : Citron à la menthe ou thé parfumé, ici tout est étudié. Deux jeunes chanteuses et une pianiste, rendent l’ambiance plus vive et chaleureuse avec leurs chansons anglaises ou parfois arabes et avec leur sourire. La propriétaire surveille de près, ce qui se passe dans son royaume, elle est fière de son projet en partenariat avec son époux et son frère : "mon projet vise à regrouper une tranche distinguée de la société égyptienne pour en créer une communauté qui agit positivement dans leur milieu» lance Mme Lobna. Et par conséquent, la haute qualité des services et des activités correspond forcément au niveau de vie de cette clientèle. Somme toute, ici, le luxe est garanti : massage, hammam, méditation, centre de fitness, cours de danse, yoga, thérapie de stress ou de fatigue, magasin, et un salon de beauté... Au final, Solaris ne fournit pas seulement le divertissement, mais aussi aide les femmes à se sentir bien dans leurs peaux et "leur offre la chance d’être membres actives dans la société", conclut Mme Lobna. Nora DARDIR (www.lepetitjournal.com - Le Caire) mardi 26 février 2008
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