Les riverains de Suvarnabhumi, exaspérés par le bruit incessant des avions, ont lancé un ultimatum aux autorités pour qu'elles s’acquittent de leurs promesses de compensations financières (Photo Jean-Louis Duzert)
Société - Les résidents de Suvarnabhumi promettent un festival de fusées pour samedi prochain.- Les habitants des alentours du nouvel aéroport International de Bangkok sont désespérés et ont menacé samedi de perturber le trafic aérien samedi prochain en lançant ballons, feux d’artifices et fusées artisanales. Ce n’est pas la première fois que les riverains de Suvarnabhumi, exaspérés par le bruit incessant des avions, lancent de telles menaces. En septembre dernier, ils avaient ainsi obtenu la constitution par le gouvernement d’un comité destiné à résoudre leurs problèmes. L’ultimatum de samedi est destiné à pousser les autorités à s’acquitter des promesses de compensations financières faites début novembre par les autorités aéroportuaires. Les chefs de 32 collectifs de résidents victimes du bruit de l’aéroport ont fait savoir lors d’une conférence de presse qu’ils étaient conscients du tort que l’opération risquait de causer au pays, mais qu’ils n’avaient pas d’autre choix pour amener les autorités à prendre leurs responsabilités. Le mois dernier, une centaine de ballons avaient été lâchés, sans résultat – et sans causer de trouble. Cette fois-ci, les contestataires entendent "prendre le ciel" et utiliser pour cela des fusées du même type que celles utilisées dans le nord-est en mai pour le fameux "rocket festival" ou "Boun Bang Fai". Ces engins artisanaux sont capables de s’élever à quelques centaines de mètres dans le ciel. (www.lepetitjournal.com Bangkok) lundi 18 février 2008 Aviation - Atterrissage forcé pour un avion de la One-Two-Go.- Un avion de la compagnie low-cost One-Two-Go transportant une centaine de passagers a été contraint vendredi d’effectuer un atterrissage d’urgence sur la piste de l’aéroport de Chiang Mai en raison d’un problème technique. Dix minutes seulement après le décollage, vers 17h30, les passagers du vol OG 8127 ont été informés que l’avion devait retourner sur Chiang Mai pour réparer un problème technique. Aucun des occupants de l’appareil n’a été blessé. Certains passagers, parmi lesquels des étrangers, ont demandé à être remboursés pour prendre un avion d’une autre compagnie tandis que les autres ont pris un autre vol One-Two-Go décollant en fin de soirée. One-Two-Go est dans le collimateur du Département de l’Aviation Civile en raison d’une série d’incidents dont le crash le 16 septembre dernier, d’un MD-82 qui avait manqué son atterrissage par mauvais temps sur la piste de l’aéroport de Phuket, tuant 89 passagers dont 9 Français. Le 15 décembre dernier, une négligence de pilotage dans un vol Bangkok-Chiang Mai avait failli mener à une collision en vol avec un avion de la Nok Air. Lire aussi notre article du 17 septembre 2007 et notre article du 18 septembre 2007 (www.lepetitjournal.com Bangkok) lundi 18 février 2008 Polémique - Samak questionné sur son passé nie les faits et en rajoute.- Samak Sundaravej fait l’objet de sévères critiques depuis qu’il a affirmé le 9 février dans une interview donnée à la chaîne CNN, que les émeutes du 6 octobre 1976 n’avaient fait qu’une seule victime. “Un gars malchanceux”, avait-il dit. Les rapports officiels sur les événements d’octobre 1976 font en effet état de 46 morts, tandis que de nombreux témoignages évoquent un bilan bien plus lourd. Mais hier, le chef du gouvernement, fort de sa faconde légendaire, n’a pas hésité à stigmatiser ses détracteurs, dans son émission télévisée hebdomadaire sur la chaîne 11, dénonçant "des intellectuels qui ne connaissent pas la vérité derrière les faits”. La semaine dernière, une émission radio qui avait dénoncé le rôle du nouveau Premier Ministre dans les émeutes sanglantes de 1976 a quant à elle été subitement retirée de la grille des programmes. Le Ministère des Relations Publiques a nié toute responsabilité de la part du gouvernement dans la décision des producteurs de l’émission de mettre fin au programme. Mais Prasong Soonsiri, membre de l’Assemblée Nationale Législative, est persuadé du contraire. Il a menacé samedi d’instruire une enquête pour déterminer l’implication du Bureau du Premier Ministre dans cette affaire. Lire aussi le point en texte et en images d’Asia Sentinel confrontant la fameuse interview de CNN et les faits d’octobre 1976. (www.lepetitjournal.com Bangkok) lundi 18 février 2008 |