| Ecrit par Jors Sabi,
le 17-02-2008 23:00
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Depuis jeudi, des salariés de l’usine Kléber à Toul retenaient deux cadres de l’entreprise pour protester contre la fermeture du site annoncée par Michelin, la maison mère. Ils ont été libérés hier, suite à des promesses d’accompagnement des salariés
Les salariés avaient dressé des barricades pour bloquer l’entrée du site (photo AFP)
Alos que la grève des scénaristes hollywoodiens est terminée, des scénarios de Série B continuent de s’écrire en France. La petite ville de Toul en Meurthe-et-Moselle était depuis jeudi le théâtre d’une “prise d’otages” plutôt originale. Dans le rôle des ravisseurs, les salariés de l’usine Kléber, échaudés par l’annonce faite par Michelin de fermer ce site, jugé pas assez rentable, alors que le groupe réalise des bénéfices records. Dans le rôle des victimes, le directeur des ressources humaines et le directeur du personnel de l’usine. Enfin, dans le rôle de Bruce Willis, le négociateur, la directrice départementale du travail de Meurthe-et-Moselle, chargée d’escorter les deux cadres hors de l’usine hier après-midi.
Les salariés estiment avoir gagné Les 826 salariés du site n’ont rien fait pour empêcher cette libération, puisqu’ils ont le sentiment d’avoir obtenu tout ce qu’ils pouvaient espérer. Même s’ils n’ont pas réussi à éviter la fermeture de leur usine -celle-ci est jugée "inéluctable" en 2009 par Michel Rollier, le patron du groupe Michelin, ils ont été écoutés sur de nombreux points. D’abord, ils seront prioritaires lorsque le prochain centre industriel ouvrira sur le même site, ce qui devrait être le cas bientôt. Ensuite, la direction s’est engagée à leur verser des indemnités à hauteur de 2.500 euros par année d’ancienneté. D’autres annonces devraient enfin suivre. La direction a tout intérêt à tenir ses promesses. Car si ce film s’est plutôt bien fini, personne n’a vraiment envie d’une suite. Joris SABI. (www.lepetitjournal.com) lundi 18 février 2008
En savoir plus Le Figaro - Les deux cadres de l'usine Kléber relâchés Le Point - Michelin "va bien" mais ferme son usine de Toul
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