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Lectrice détachée de l’Education nationale et thésarde, Suzanne habite à Cagliari depuis septembre 2007. Elle apprécie cette nouvelle vie, le climat de la Sardaigne, les Sardes, les joutes poétiques et le carnaval. Seuls les résultats de l’équipe locale de foot lui rappellent Paris
Lepetitjournal.com : Depuis combien de temps habitez-vous à Cagliari ? Suzanne Fernandez : Je suis arrivée de Paris en septembre 2007 en tant que lectrice détachée de l’Education nationale. C’est un contrat d’un an renouvelable deux fois.
Pourquoi vous êtes-vous installée à Cagliari ? Je fais une thèse sur deux metteurs en scène, dont Pippo Delbono. J’ai donc besoin d’apprendre l’italien et de faire des recherches. La Sardaigne était mon premier choix. J’avais toujours vécu à Paris et je souhaitais changer vraiment d’atmosphère. J’aime les îles et le climat est très agréable.
En quoi consiste votre mission de lectrice ? Je donne des cours de français à la fac. J'organise des événements culturels avec l'Alliance et le centre culturel Stati Uniti d'Europa. J’assure le service des relations internationales pour les étudiants italiens qui veulent partir en France et je développe des accords de coopération entre des universités sardes et francophones.
Professionnellement, quel bilan tirez-vous de cette expérience ? C’est très positif. Il m’a fallu un certain temps avant de bien comprendre tout ce que je devais faire et avec qui, mais chaque partie de mon travail m’intéresse. Je m’entends bien avec mes collègues. Il existe en Sardaigne une forte tradition de joutes poétiques et de carnaval, ce qui m’intéresse dans le cadre de ma thèse.
Qu'aimez-vous à Cagliari ? La mer, les fromages, les saucisses, les gens, les bars. Ne plus prendre le métro ! Le carnaval et les joutes poétiques. Cagliari est une ville très belle, en hauteur, où l’on peut prendre le café sur des terrasses au-dessus de la mer et en-dessous des montagnes.
La France vous manque ? Les Français ? La France ne me manque pas, mes amis me manquent. Heureusement il y a Skype… Parfois je regrette un peu la vie culturelle parisienne et aussi le mélange des populations.
Vous vous êtes intégrée facilement ? J’ai rencontré plein de gens sympas au bar. Les Sardes sont très hospitaliers et Cagliari est une petite ville où il est facile de s’intégrer. Je vois des gens d’âges et de parcours différents.
Vous ne vous y faites pas ? L’absence de chauffage central. Les transports en commun. L’humidité. Le mistral.
Votre mot italien préféré ? Giù.
Et votre équipe (de foot) ? Je soutenais le PSG à Paris. J’ai adopté l’équipe de Cagliari et je ne suis pas dépaysée… Le club risque de passer en série B.
Le plus bel endroit en Sardaigne ? Je n’ai pas encore beaucoup voyagé. Milis est un beau village où a lieu un festival du vin et où l’on produit des agrumes.
Quels conseils donneriez-vous à ceux qui souhaitent venir vivre en Sardaigne ? Il ne faut pas avoir d’idées a priori. Il vaut mieux parler un peu italien pour se faire des amis. Le taux de chômage est élevé, mais il peut y avoir des opportunités, par exemple dans le tourisme de congrès qui se développe. Propos recueillis par Corentine GASQUET. (www.lepetitjournal.com - Milan) lundi 18 février 2008 A lire aussi Milan, deux ans après "On apprend beaucoup plus à l'étranger" Venise selon Guillaume : beauté, grâce et harmonie Julien, VIE à Brescia Chi gira el cu’ a Milan, gira el cu’ al pan Une doctorante dans la ville Naples vue par deux étudiants Sous le soleil de Sardaigne Charles, 15 ans, vit à Milan sans ses parents Sandrine et Patrick, un couple amoureux de Turin La famille Foa : "Milan sait transmettre la créativité et l’envie de se donner" Supporter de l’ASSE et de la Juve, Elodie aime aussi la vie milanaise La famille Rialan aime la plage d'Orta et le ski juste avant Noël |