| Ecrit par Benoit Soilly,
le 14-02-2008 23:00
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Les Jeux Olympiques de Pékin débuteront le 8/08/2008. Chiffre porte-bonheur des Chinois, le 8 ne porte pas vraiment chance aux Jeux qui subissent la critique et même le boycott des opposants au régime de Hu Jintao "Ma conscience me l’interdit". Cette phrase de Steven Spielberg résume bien le malaise qui plane sur les Jeux Olympiques de Pékin. Le réalisateur d’Indiana Jones vient de claquer la porte des JO 2008. Défenseur de la cause du Darfour, Spielberg devait participer en tant que conseiller artistique à la cérémonie d’ouverture de la plus célèbre compétition sportive au monde. Il a finalement refusé. La raison ? La position de la Chine dans la crise du Darfour en Afrique qui a déjà fait 200.000 morts. En échange de pétrole, la Chine vend toujours aux autorités soudanaises des armes, utilisées contre des milliers de civils au Darfour. Principal partenaire du Soudan, la Chine bloque donc les sanctions contre Khartoum au conseil de sécurité de l’ONU. Steven Spielberg avait déjà écrit une lettre au président chinois Hu Jintao pour tenter d‘obtenir un changement de ligne politique, en vain. Aujourd’hui, il jette l’éponge. Critiques en chaîne Déjà critiqué pour son rôle au Darfour et son non respect des Droits de l’Homme, le régime chinois continue aussi d’essuyer les réprimandes des défenseurs de la cause tibétaine. L’acteur américain Richard Gere a publiquement appelé au boycott des Jeux. L'actrice Mia Farrow mène une campagne nommée "les Jeux Olympiques du génocide" pour interpeller l’opinion publique au sujet du Darfour. Neuf lauréats du prix Nobel de la Paix ont eux écrit au président chinois Hu Jintao pour lui demander de modifier sa politique soudanaise. Reporters Sans Frontières est aussi monté au créneau pour dénoncer la censure qui plane sur les médias. Même s’ils ne seront très probablement pas boycottés par les sportifs du monde entier, les critiques sont vues d’un mauvais œil par le Parti Communiste chinois. Agacée, la Chine a riposté en jugeant "irresponsable et injuste" de lier les JO au Darfour. Fiers de leurs Jeux, les Chinois comptent bien mettre en avant la grandeur de leur pays et de leur régime communiste lors de la compétition. Pour l’instant les Jeux Olympiques de Pékin font plus parler d’eux politiquement que sportivement. Les hôtesses aux sourires forcés, employées pour accueillir les spectateurs, auront la lourde tache de faire oublier les points noirs du régime chinois. Benoît SOILLY. (www.lepetitjournal.com) vendredi 15 février 2008 En savoir plus : Le Monde : Contre offensive chinoise après la démission de Steven Spielberg Reportières sans fronitères : Six mois avant les Jeux, la répression continue L’Express : "Boycotter les J O, une arme à double tranchant"
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