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MEDIA – Grève de la zapette publique |
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| Ecrit par Vincent Chevalier,
le 14-02-2008 00:00
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Les salariés de la télé et des radios publiques ont fait grève hier pour protester contre la suppression de la pub. Résultat : pas de JT sur France 2, et de nombreuses émissions supprimées
La France n’aura pas eu droit à son habituel JT sur France 2, ni à Télé matin en accompagnement de son petit déjeuner. En effet, la grève d’hier des services télévisuels et radiophoniques publics contre la suppression de la pub a été très largement suivie. Elle a entraîné la perturbation voire la suppression de certaines émissions. Il faut remonter à 1974 et l’éclatement de l’ORTF pour retrouver une telle mobilisation. Elle était hier de "38% à France 2 et 56% à France 3 avec un mouvement massif dans certaines régions" déclarait une porte-parole de l'intersyndicale. La direction indiquait 18,6% de grévistes dans l’ensemble du service. Et de nombreux cadres ont suivi le mouvement. Daniel Bilalian, directeur des sports a ainsi déclaré faire grève "par attachement" à France Télévisions. Les syndicats demandent des garanties de financement, puisque le manque à gagner dû à la suppression de la pub à France Télévisions est évalué à 1,2 milliard d’euros. Une somme que les taxes avancées par le président sur les fournisseurs d’accès internet et les chaînes privées semblent loin de pouvoir combler. Pourtant, les syndicats, après avoir été reçus à l’Elysée, ont eu l’assurance que le manque à gagner "serait compensé euro par euro", sans pour autant savoir comment l’Etat comptait s’y prendre...
Le flou reste toujours aussi total Pas question d’augmenter la redevance télévision dans cette période de vaches maigres. On parle de la conservation des parrainages de programme à la télévision, et de la publicité sur RFO, seule vitrine médiatique pour les annonceurs des DOM TOM. Bref, le flou reste toujours aussi total sur le financement de l’audiovisuel public sans publicité. D’après les prévisions du groupe France Télévisions, l’impact de cette nouvelle loi, qui entrerait en application en 2009, devrait réduire les rentrées publicitaires de 20% dès cette année. En effet, les annonceurs commencent déjà à déserter le service public estime la direction. Et pour répondre à cette perte, le groupe doit geler certaines de ses commandes. L’Etat a assuré qu’il compenserait aussi la perte de 2008. En attendant le conseil d’administration extraordinaire, prévu le 27 février, les employés de France Télévisions et de Radio France continuent de faire pâle mine. Vincent CHEVALIER. (www.lepetitjournal.com) jeudi 14 février 2008
Pour en savoir plus : Le blog des salariés de France Télévision : Le Figaro : Jour de grève dans l'audiovisuel public Dans nos archives : MEDIAS – La publicité en voie de disparition
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