| Ecrit par Margot REIS,
le 13-02-2008 00:00
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La nef de l’Eglise Saint-Michel sera prochainement fermée au public pour plusieurs mois de travaux. L’occasion de redécouvrir ce symbole de Hambourg et le quartier qui l’entoure, sur les pas du légendaire porteur d’eau Hans Hummel Quand Saint-Michel fait peau neuve (Photo. Heidas)
La crypte baroque était à peine rénovée que déjà des fissures sur les murs obligent le conseil chargé de la gestion de la paroisse à intervenir : l’assemblée a récemment annoncé que la nef de l’église Saint-Michel serait fermée au public pour onze mois à partir de janvier 2008, le temps pour l’édifice de faire peau neuve. Le système de chauffage et la partie électrique du bâtiment s’apprêtent également à être rénovés.
453 marches pour une vue imprenable Avec plus d’un million de visiteurs par an, l’église Saint-Michel est l’église évangélique la plus visitée en Allemagne après la Frauenkirche de Dresde. La crypte et le célèbre clocher resteront accessibles aux touristes pendant la durée des travaux. Les plus courageux pourront continuer à se frotter aux 453 marches à gravir pour atteindre la plate-forme en haut de l’édifice, tandis que les autres se contenteront de l’ascenseur pour rejoindre l’un des plus beaux points de vue de la ville, veillant sur Hambourg depuis une hauteur de 132 mètres. L’église Saint-Michel, très bien visible depuis l’Elbe, a longtemps été un point de repère apprécié des marins. L’Euro-Michel en circulation Achevée en 1762 dans sa première version, l’église Saint-Michel a été détruite par un incendie en 1906 et ouverte à nouveau en 1912. Les Hambourgeois rebaptisent avec une familiarité affectueuse leur "Michaeliskirche", "Der Michel", "Le Michel". Témoin de cet attachement, 30 millions de pièces de deux euros ornées de la silhouette du bâtiment viennent d’être mises en circulation partout en Europe. Les "Michel-Münze", la "monnaie-Michel", font partie d’une série de pièces produites avec des monuments symboliques de chaque Land allemand. La Sarre prendra la suite de la capitale hanséatique l’an prochain. Sur les traces de Hans Hummel Pour les curieux qui voudraient profiter du lancement de la "monnaie-Michel" pour voir ou revoir le bâtiment avant la fermeture, un sentier de découverte organisé par les commerçants du quartier et le musée de la ville invite à la découverte de 30 monuments historiques des environs. A l’entrée principale de l’église, une silhouette de porteur d’eau rouge propose un circuit baptisé "Hummel-Bummel". L’itinéraire marqué d’une ligne rouge au sol emprunte les pas supposés du légendaire porteur d’eau Johann Wilhelm Bentz. Né en 1787, Johann Bentz, surnommé Hans Hummel, officiait dans les rues étroites et insalubres du Gängeviertel et dans les quartiers populaires de la Neustadt, la ville 17ième. Les enfants y avaient pris l’habitude de chahuter le pauvre homme en lui criant "Hummel, Hummel !". Handicapé par ses seaux d’eau, ce dernier répondait en les insultant en patois hambourgeois : "Mors mors !". Ce "salut hambourgeois", popularisé par les soldats pendant la première guerre mondiale, est utilisé aujourd’hui aussi bien lors des matchs de football que par le célèbre groupe de rap hambourgeois Fettes Brot. Hans Hummel quant à lui, devenu chômeur après le raccordement du quartier au réseau de distribution d’eau en 1845, a lui aujourd’hui droit à sa statue dans le Rademachergang, à l’ombre du clocher du "Michel". Margot REIS (www.lepetitjournal.com/hambourg.html) mercredi 13 février 2008
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