| Ecrit par Magali Floris,
le 18-02-2008 23:00
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Les résultats du questionnaire mis en ligne cet automne révèlent le profil type du lecteur du Petitjournal.com. L’enquête détaille les motivations de l’expatriation à Berlin, les quartiers préférés ou la participation civique. Elle montre aussi des lecteurs intégrés avec succès. Précisions et analyse Lecteurs de Le Petit Journal, qui êtes-vous? (Photo. C. B.)
C’est une femme. Française en début de quarantaine, elle vit dans le centre de la capitale. Est ou Ouest, c’est égal : l'important c'est que le quartier soit cosmopolite. Active dans le monde du travail, elle maîtrise l’allemand. Cette personne n’existe pas. Il s’agit du lecteur type de l’édition berlinoise de Lepetitjournal.com. Avec 71% de femmes, le profil est toutefois loin de la fameuse ménagère de moins de 50 ans : seul un petit tiers a déjà fondé une famille.
Voir Berlin et… repartir La première raison de l’expatriation vers la porte de Brandebourg, c’est l’emploi : motif classique de départ à l’étranger. Il est rare parmi les lecteurs -les lectrices devrait-on dire- de partir pour suivre son conjoint expatrié (6,6%). Ensuite, la qualité de vie et l’offre culturelle attirent et motivent à rester dans une métropole dont l’étendue des espaces verts étonne. Viennent ensuite les études, les histoires d’amour franco-allemandes et la langue. Cependant, rares sont les lecteurs qui comptent rester à vie dans la capitale. Pour la moitié d’entre eux, il suffirait de raisons familiales ou professionnelles pour déménager. Près de 20% seraient prêts à la quitter pour une autre grande ville étrangère. Seulement 9% désirent rentrer en France à court terme, soit d’ici une année. Un tiers (33,9%) jusqu’à quatre ans et 22,1 % plus de dix ans. Citoyens franco-allemands Les lecteurs raffolent des quartiers cosmopolites les plus riches en culture, mais aussi là où les loyers sont les plus élevés. Charlottenburg, Friedrieschain-Kreuzberg et Mitte sont les places où l’on risque le plus de se trouver face à un lecteur du Petitjournal.com, puisque les trois-quarts y habitent. Le reste vit dans les quartiers pavillonnaires, le Brandenbourg ou une autre ville allemande. Les lecteurs sont en majorité bien intégrés. La plupart travaillent ou étudient à Berlin et près de la moitié d’entre eux se considèrent comme bilingues. L’intérêt citoyen est fort : 50,8% ont pris part aux élections communales berlinoises d’automne 2006, activité révélant une excellente intégration. Toutefois, les lecteurs sont loin de se désintéresser de la France puisque plus de 90% ont utilisé leur voix lors des élections présidentielles de mars 2007. L’actualité et la politique françaises captivent d’ailleurs principalement leur attention (55,8%), plus que celle de Berlin (27,9%). Pour résumer : une intégration forte en Allemagne et un lien qui reste important avec la France. Un équilibre satisfaisant, puisque près de 70% des lecteurs n’ont pas l’intention d’acquérir la nationalité allemande. Culture franco-berlinoise Entre le pâté de foie gras et la currywurst, le fossé culturel est profond. Parmi quatre indicateurs culturels -la nourriture, les traditions, l’humour et le comportement en société- c’est la gastronomie qui distancie le plus les lecteurs français des Allemands. 42,6% d’entre eux n’apprécient pas la nourriture allemande. Juste derrière, l’humour : 31% des lecteurs ont du mal à rire aux blagues germaniques. Contre 20,6%, qui s’en sentent proches. Peut être les plus intégrés ? Magali FLORIS. (www.lepetitjournal.com - Berlin) mardi 19 février 2008 Un mot sur l'auteur : Ancienne rédactrice du Petitjournal.com à Berlin, Magali Floris vient d’achever ses études de sociologie à la Faculté de Sciences Economiques et Sociales de Genève. Pour son travail de Master, elle a élaboré un questionnaire destiné à mieux connaître les lecteurs de l’édition berlinoise, dans le cadre de l’enquête générale du Petitjournal.com. Les analyses se basent sur un échantillon de qualité de 103 individus. |
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