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MUNICIPALES – Martinon c'est non |
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| Ecrit par Vincent Chevalier,
le 11-02-2008 23:00
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David Martinon le fidèle porte-parole de l’Elysée vient de retirer sa candidature aux municipales de Neuilly, après un "mini putsch" de Jean Sarkozy le propre fils du chef de l'Etat. Le fief du président est aujourd’hui en ballottage
David Martinon a dû essuyer les coups bas de ses adversaires de droite comme de gauche pour cette candidature aux municipales de Neuilly (Photo AFP)
En Sarkozie, tout va très vite, l’ascension comme la déchéance. David Martinon est certainement dans la deuxième phase, puisqu’après avoir annoncé son retrait des municipales de Neuilly-sur-Seine, il a présenté sa démission au poste de porte-parole de l’Elysée, qui lui a été toutefois refusée. "Les conditions ne sont plus réunies pour que je mène la campagne des municipales" a-t-il déclaré hier aux journalistes. Parachuté`dans le fief de Sarkozy où le Président a été maire de 1983 à 2002, David Martinon n’a jamais réussi à s’imposer dans la course aux municipales de Neuilly-sur-Seine. Il a même dû être secondé par Jean Sarkozy, afin de redonner de l’élan à sa candidature. Mais, dans une campagne municipale aux forts enjeux nationaux, Nicolas Sarkozy ne peut se permettre le luxe d’une défaite à Neuilly, qui serait synonyme d’une défaite personnelle. Ainsi, après la publication samedi dans Le Figaro d’un sondage où Martinon était donné perdant avec 40% des voix contre 45% pour son concurrent Christophe Fromentin (divers droite), le protégé de Cécilia s’est retrouvé bien seul.
"Farce de Neuilly" Dès samedi, Jean Sarkozy et ses collègues Arnaud Teullé et Marie-Cécile Ménard, déclaraient avoir l’intention de proposer une autre liste. L’UMP, qui doit maintenant trouver une autre tête de liste parmi les trois ou un autre. Yves Jego, porte parole du parti, a qualifié le retrait de Martinon d’"un geste très digne à la hauteur de ce qu'il est", avant d’ajouter : "L'avenir lui en sera reconnaissant". Une réunion avait lieu hier, menée par le secrétaire général de l'UMP, Patrick Devedjian, afin de trouver une issue à la crise. Le retrait de Martinon fait l’objet de vives réactions de la part de l’opposition. François Hollande parlait hier de la "farce de Neuilly" tandis que François Bayrou dénonçait les "grâces et disgrâces" de "la monarchie" Sarkozy. La réaction la plus importante est la "remise en cause" du soutien du Nouveau Centre à l’UMP dans cette campagne. "Le Nouveau Centre de Neuilly est tout à fait horrifié des méthodes qui ont amené trois personnes à contrer la candidature de David Martinon" écrivait hier la présidente NC de Neuilly, Claire de Lesquen. A un mois du scrutin, le fief de la Sarkozie est en ballottage. Vincent CHEVALIER. (www.lepetitjournal.com) mardi 12 février 2008
Pour en savoir plus : Libération : La "farce de Neuilly" fait jaser l'opposition Le Figaro : Martinon jette l'éponge Le Monde : Municipales à Neuilly : David Martinon annonce son retrait
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