| Ecrit par Eloïse Fagard,
le 12-02-2008 23:01
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Depuis le boom des vols low-costs, les aéroports romains de Fiumicino et de Ciampino n'arrivent plus à faire face au flux toujours croissant des voyageurs. Pour faire face à ce développement, l'agglomération romaine va se doter d'un troisième aéroport La concrétisation d’un projet Le projet d’un troisième aéroport romain, évoqué depuis longtemps, a connu un bond en avant récemment. Courant janvier, le ministre des Transports Bianchi et le président de la région Marrazzo ont décidé de valider le projet de construction d'un aéroport à Viterbo, chef-lieu de la région de la Tuscia. Situé à 3 kilomètres de la ville de Viterbo et à 300 mètres d’altitude, le site choisi a déjà deux pistes et une tour de contrôle. Il s’agit donc surtout d’agrandir l’infrastructure existante, actuellement siège de l’école d’Aéronautique militaire et de l’adapter à son rôle d’aéroport secondaire de métropole. Il faudra agrandir les deux pistes existantes et en construire au moins une nouvelle afin de drainer une partie du trafic de Fiumicino (32 millions de passagers par an) et Ciampino ( 5 millions). Selon les prévisions, Viterbo devrait accueillir huit millions de passagers par an d’ici à 2020 et décongestionner les deux autres aéroports, surchargés depuis le boom du low-cost. Un pas important pour l’économie de la région La région espère beaucoup de ce troisième aéroport, prévu dans les trois ans à venir, et qui permettrait de faire décoller son économie, grâce aux créations d’emplois dans l’aéroport lui-même et dans les activités parallèles. Notamment en installant un business center dans l’enceinte même de l’aéroport, les autorités locales espèrent attirer toute une clientèle d’hommes d’affaires. Cependant, les adversaires à ce projet sont nombreux. Huit parlementaires européens se sont ainsi publiquement prononcés contre la construction de cet aéroport. Vittorio Agnoletto, Vincenzo Aita, Giovanni Berlinguer, Giulietto Chiesa, Claudio Fava, Monica Frassoni, Sepp Kusstatscher et Pasqualina Napoletano insistent dans une lettre ouverte adressée au ministre des Transports sur l'absence d'études approfondies sur l'impact environnemental. Eloïse FAGARD. (www.lepetitjournal.com – Rome) mercredi 13 février 2008
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