| Ecrit par ATHENES,
le 19-02-2008 00:00
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Marie-Sophie Despotopoulou, franco-grecque, a choisi de revenir dans son pays d'enfance, la Grèce, pour y créer ESYT, une société de service en conseil qualité. Treize ans après, elle nous raconte...
Marie-Sophie Despotopoulou a fondé l'ESYT, il y a 13 ans (Photo LPJ)
Marie-Sophie Despotopoulou, de mère française et de père grec, gardait de la Grèce ses plus beaux souvenirs d’enfance. Ingénieur agroalimentaire de formation, sa carrière semblait toute tracée dans les entreprises de la région parisienne, mais elle en a décidé autrement : "je me trouvais toujours entre les deux cultures grecque et française. Mon installation en Grèce était pour moi l’occasion de trouver un équilibre". Le 5 avril 1993, son visage jovial et son histoire ont attendri les agents d’Olympic Airways ; ils ne lui ont pas fait payer l’excédent de ses 80 kilos de bagages pour son retour en Grèce!
Et Marie-Sophie créa l'ESYT... Au début, elle a la charge, à Bureau Veritas, reconnu en Grèce dans le contrôle des bateaux et la certification des industries, de développer le secteur agroalimentaire de la société. "J’ai vite compris que mon secteur ne pourrait jamais être rentable dans une grande entreprise dont les autres activités, de part leurs secteurs, contrôle de bateaux et certification d’industrie, réaliseront toujours de plus grandes marges !" Ingénieuse et dynamique, Marie-Sophie est bien déterminée à ce que son aventure en Grèce ne s’achève pas là. En 1995, elle décide de quitter Bureau Veritas pour crééer, à 30 ans, sa propre société de conseil en sécurité et qualité alimentaire, l'ESYT. Au menu : contrôles hygiène en cuisine et grande distribution, audits d'industries agro-alimentaires, formations hygiène, prélèvements pour analyses et mise en place de l'H.A.C.C.P.
Les difficultés du secteur qualité en Grèce Aujourd'hui, 13 ans après sa création, l'ESYT emploie une dizaine de personnes. "Nos clients sont principalement des grands groupes internationaux dans l’hôtellerie, la restauration, l'industrie agro-alimentaire et la grande distribution. Nous travaillons également avec quelques entreprises grecques qui exportent sur l’Europe de l’Ouest." Cependant, Marie-Sophie regrette qu'"en Grèce, la démarche qualité est motivée par l'obtention d'un certificat et est rarement considérée comme un outil de management". De plus, "la société grecque comparée à l'Europe de l'Ouest offre peu d'assurances (santé, domicile, chômage...) et cela se retrouve dans la perception de la sécurité alimentaire. Le personnel des entreprises peine à s’impliquer véritablement." L'ESYT doit en outre se battre contre la concurrence déloyale des consultants spécialistes du montage de dossiers pour le partage de juteuses subventions européennes et que la mise aux normes sanitaires des entreprises grecques importe peu... Maintenant, Marie-Sophie voit l'avenir vers les pays d’Europe de l’Est : progressions rapides des entreprises, main d'œuvre à faible coût mais disciplinée et motivée. Anne-Claire OUTTIER. (www.lepetitjournal.com - Athènes) mardi 19 février 2008
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