| Ecrit par Camille VAYSSETTES,
le 03-10-2005 22:00
|
|
En obtenant un septième titre mondial en 2005, le cinquième consécutif dans la catégorie reine des GP, Valentino Rossi, 26 ans, a rejoint le cercle restreint des plus grands pilotes de l’histoire. Surdoué précoce, "il dottore" est avant tout un perfectionniste abouti
Une semaine après sa couronne mondiale en Malaisie, Rossi s'est encore illustré dimanche au GP du Qatar. (Photo : AFP)
En remportant le Grand Prix moto du Qatar, dimanche, une semaine après avoir conquis en Malaisie son septième titre mondial, le cinquième consécutif en Moto GP, Valentino Rossi a montré qu’il n’était pas sevré de succès. Avec 52 victoires en GP, il n’est plus qu’à deux victoires du record de l’Australien Mike Doohan. Et l’Italien, qui compte dix succès cette année, remporte les trois derniers GP de l’année, il dépassera le même Doohan, auteur de 12 victoires en une seule saison.
Valentino Rossi est un phénomène. Le Romain a de qu tenir. Dans le passé, Graziano Rossi s’est illustré en championnat du monde moto en remportant trois courses. Pas étonnant donc qu’il ait transmis le virus à son fils. Valentino porte d’ailleurs le numéro 46 fétiche et les couleurs jaune et bleu paternelles.
Rossi Junior a connu une ascension fulgurante dès l’âge de 18 ans. Il obtient le titre mondial en 125cc dès sa deuxième saison de course. Passé en 250cc, il observe la même approche victorieuse. Au second exercice, il devient à 20 ans le plus jeune champion du monde de cette cylindrée. La destinée du prodige de Tavullia taille alors sa route dans la catégorie reine des 500cc, devenue Moto GP en 2002.
Après trois titres obtenus avec le premier manufacturier du monde, Honda, en 2001, 2002, 2003, Rossi prend le risque de rejoindre Yamaha en 2004. Pari réussi sur le champ avec un titre pilote qui échappait à la marque depuis douze ans !
Et maintenant au volant d’une Ferrari ?
Populaire comme le fût en son temps l’immense Giacomo Agostini (15 titres mondiaux en 350cc et 500cc), Rossi doit à son souci du détail et de la perfection, son chemin pavé de succès. Quittant tard le paddock, il examine volontiers ses séances d’essai à la vidéo pour y déceler la moindre faille. Sa grande sensibilité sur la machine permet ensuite aux techniciens de Yamaha et Michelin d’exploiter au mieux les informations livrées par le pilote. Compétiteur dans l’âme, Rossi attend parfois l’ultime virage pour défaire ses compatriotes Biaggi et Melandri qui le suivent au classement du championnat.
Sous contrat chez Yamaha jusqu’à la fin 2006, l’avenir de l’Italien aiguise les appétits… même en Formule 1 ! Ross Brawn, le directeur technique de Ferrari, s’est montré très clair : "Si Valentino veut venir chez nous, il sera le bienvenu car nous considérons le couple Ferrari-Rossi comme quelque chose de très attractif. Cela dépend de lui." Un pré-accord portant sur un contrat de trois ans pour un montant de 60 millions d’euros aurait été signé.
Il resterait alors à Valentino Rossi le soin d’imiter le Britannique John Surtees, champion du Monde de F1 en 1964, après l’avoir été sur deux roues. C’était sur Ferrari…
Arnaud BRELY. (LPJ) 4 octobre 2005
|