| Ecrit par Marie Varnieu,
le 11-02-2008 00:00
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A moins d’un mois du premier tour des municipales, certains candidats UMP ont décidé de ne plus s’afficher avec le Président Sarkozy qui souffre d’un déficit de popularité. Une stratégie qui peut s’avérer payante car la majorité des Français souhaitent "dépolitiser" ces élections Les sécessionnistes de Neuilly : Marie-Cécile Ménard, Jean Sarkozy et Arnaud Teullé (photo AFP)
Nicolas Sarkozy voit rouge. Le Président ne recueille que 46% d’opinions favorables selon un dernier sondage effectué par Ifop pour L’Express. En politique, ses réformes passent mal et il se doit de faire des concessions -taxis, retraités- pour ne pas écorner un peu plus son image. Sa vie privée dérange des Français qui ne seraient pas contre un peu plus de discrétion. Et hier, son protégé David Martinon, tête de liste UMP à Neuilly a vu trois de ses colistiers faire sécession. L’un d’eux s’appelle… Jean Sarkozy, le fils cadet du chef de l'Etat. Ce remue-ménage dans la commune la plus riche de France, dont il a été le maire de 1983 à 2002, fait mal au cœur du Président. Neuilly, c’est son fief et une défaite de la droite chez lui serait vécue comme un échec personnel. La décision des colistiers de se séparer de David Martinon aurait été prise avec l’aval de Sarkozy, inquiet de découvrir que son ami ne récolterait que 40% des votes neuilléens contre 45% à son adversaire Fromantin (divers droite). Car pour Nicolas Sarkozy, les élections municipales ont avant tout un goût d’enjeu national. Sans Sarkozy ni logo UMP Cet enjeu national, certains candidats UMP préfèreraient s'en passer. La plupart pensent en effet, à l’instar de Jean-Pierre Raffarin, que le scrutin doit avant tout rester "local". Des voix dissonantes au sein de la majorité se font de plus en plus bruyantes : les élus UMP ne seraient que très peu consultés sur les réformes à venir et seraient lassés de l’omniprésence des conseillers du président. Ainsi, certains ne conviennent même plus Nicolas Sarkozy à venir à leurs meetings, lui préférant son Premier ministre. François Fillon lui est sur la courbe ascendante, avec 57% d’opinions favorables. Gênant alors qu’il baisse dans les sondages et que ses réformes piétinent, Sarkozy peut tout de suite redevenir génial si le vent politique venait à tourner. Mais pour l’instant, la droite peine dans des grandes villes, notamment à Toulouse, Strasbourg et Rouen. Et pour ne pas souffrir du mauvais bilan présidentiel, certains logos rouge et bleu ont disparu des tracts… Marie VARNIEU. (www.lepetitjournal.com) lundi 11 février 2008 En savoir plus L’Express - Jean Sarkozy trahit Martinon et présente une liste dissidente LCI – Fillon sème Sarkozy Dossier Orange - Les municipales, enjeu local ou national ? Lire dans notre édition le portrait de David Martinon
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