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PORTRAIT-Claudio Quiroz : des ressoures forestières aux ressources humaines |
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mardi 12 février 2008 |
Nous poursuivons avec Claudio Quiroz, aujourd’hui papa de deux petits franco-chiliens, nos rencontres avec des Chiliens qui ont étudié en France. Lui a fait en 2002 un magister en sciences politiques Paris III –IHEAL
Son amie, française, rentrait en France pour raison familiale, quittant un stage transformé en emploi, à Santiago. Pour Claudio, c’était l’occasion d’aller étudier dans l’hexagone. Responsable de programmes de coopération entre le PNUD (Programme des Nations Unis pour le développement) et la CONADI (Conseil national pour le développement Indigene ), ils quittent donc le Chili en 2000. Agnès, "ingénieur commercial" , comme l’on dit au Chili, retrouve sans difficultés un nouvel emploi à Paris tandis que lui suit un magister en sciences politique à la Sorbonne, conditionné par la prise de cours de français : " Cela a été très important pour moi tant pour l’ouverture au monde, il y avait beaucoup d’étrangers, que pour l’aspect " recherche ", peu développé au Chili," raconte t-il. Il s’est intéressé aux processus d’intégration des pays dans les institutions d’Amérique latine comparés à ceux de l’Union Européenne. Toujours sans bourse, il a enchaîné son magister avec un doctorat, encore en cours. En 2004, ils rentrent au Chili, à trois, un premier bébé était né: " l’entreprise familiale de bois et de construction avait besoin de moi, c’était une priorité ", se souvient Claudio. Il crée dans la foulée, une société spécialisée dans les ressources humaines.
Politique française De son séjour en France lui est resté une passion pour la politique française qu’il suit toujours de près : "J’ai apprécié l’ouverture de la politique aux experts de la société civile " souligne t-il. Un contraste par rapport au Chili qu’il trouve à son retour encore très replié sur ses réseaux. " Mais depuis deux ans, les choses changent, un processus entamé du temps de Lagos ", précise –t-il. Entre le bois, les cours d’économie internationale qu’il donne à l’Université de Las Americas, et le magistère en politiques publiques qu’il vient de terminer à la Universidad del Desarrollo, il glisserait bien un emploi dans une administration publique, afin de mettre en pratique sa passion pour la politique de service public. Il sent qu’il a un rôle à y jouer et y travaille. En attendant, ce papa de deux petits franco-chiliens assure que pour les études de sciences politiques, sociologie, et ingénierie, rien ne vaut l’exemple et la pratique du modèle Européen en général, et français en particulier. Recueilli par Sophie Rouchon (www.lepetitjournal.com Santiago) mardi 12 février 2008
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