| Ecrit par Lola Sorrenti,
le 11-02-2008 00:00
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Le Transantiago, nouveau système de transport public de la capitale, fête son premier anniversaire. Un enfant pénible pour ceux qui le fréquentent et exaspérant pour ses parents, qui se renvoient la responsabilité de sa "mauvaise conduite"
Le Transantiago, nouveau système de transport public visant à réorganiser le réseau de bus jusque-là folklorique sinon dangereux et polluant, est loin d’avoir rempli les objectifs promis par l’ex-président Ricardo Lagos. Diverses enquêtes parues à l’occasion de ce premier anniversaire démontrent que ses usagers sont majoritairement mécontents et regrettent l’ancien système. Par exemple : avant la mise en place du Transantiago, 83% des usagers ne devaient prendre qu’un seul bus pour se rendre à leur travail. Aujourd’hui, ils sont plus d’un tiers à devoir en prendre trois, presque autant doivent en prendre deux et ils ne sont plus que 23% à bénéficier d’un bus direct. Mais en un an les améliorations du système sont notables : une enquête dirigée par le ministère du Travail révèle qu’entre juin et novembre 2007 le temps d’attente à un arrêt de bus, qui depuis mars dernier battait tous les records, a diminué de 27%.
Anniversaire sous bonne escorte René Cortázar, ministre des Transports -son prédécesseur a rendu les armes au bout d’un mois et demi de "dysfonctionnement" du système- se félicite de cette amélioration et affirme que le Transantigo "ira comme sur des roulettes" d’ici… 6 ans, avec l’aménagement de 120 Kms de couloirs de bus, contre 20 aujourd’hui. Objectif : leur faire atteindre la vitesse moyenne de 25 Km/h, contre 17 actuellement. Files d’attente énormes aux arrêts de bus, saturation du métro qui avant le Transantiago était sous-utilisé, il n’est pas très étonnant que 83% des utilisateurs s’estiment plus stressés et énervés qu’avant. D’autant plus que la moitié trouve compliqué de recharger sa carte BIP dans les lieux adéquats. Cette carte à puce que l’on crédite est pourtant le seul titre de transport valable pour le bus et de fait, une véritable impasse pour les provinciaux et les touristes ; il n’existe plus de ticket de bus... En ce jour d’anniversaire du Transantiago, le gouvernement s’attend -"enfin !" pourrait-on dire- à des manifestations. Quatre cents policiers sont mobilisés préventivement. Lola SORRENTI. (www.lepetitjournal.com - Santiago) lundi 11 février 2008
Ancien bus (micro amarilla) similaire au Transantiago, excepté la couleur
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