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Le nouveau statut catalan, approuvé vendredi 30 septembre par 120 parlementaires régionaux, est qualifié d’historique. Ce projet reconnaît, entre autres dispositions, la Catalogne comme une "nation". Si le Congrès des députés approuve définitivement ce statut, il ouvrira les portes à une Espagne fédérale
José Luis Zapatero et Pasqual Maragall, sur le chemin de l'entente. (Photo : AFP)
Il aura fallu 24 mois de négociation pour que le nouveau statut de la Catalogne soit approuvé par la majorité des parlementaires catalans : 120 pour (du CiU, PSC, ERC et ICV) et 15 contre
(du PPC). Les leaders politiques se sont en effet mis d’accord sur les points de discorde qui retardaient jusqu’alors le pacte, à savoir le mode de financement et le droit à l’enseignement religieux dans l’éducation laïque.
Cette reforme -la troisième dans l’histoire de la Catalogne- est qualifiée "d’historique" car elle reconnaît, entres autres, cette communauté autonome comme "nation". Et si elle est définitivement approuvée par le Congrès des députés, elle ouvrira alors les portes à une Espagne fédérale.
José Luis Zapatero, le chef du gouvernement, s’est montré pour sa part plutôt “ouvert” à ce nouveau défi régional. "C’est une grande opportunité et non un grand risque pour l’Espagne. Et nous ferons ce qui est en notre pouvoir pour reconnaître à sa juste valeur la forte identité politique de la Catalogne même s' il sera nécessaire de l’harmoniser et de l’orienter afin de garantir le respect à la Constitution", a-t-il déclaré.
Et nous ?
Ce tournant politique en Catalogne n’a pas été sans provoquer de vives réactions de la part des autres communautés autonomes en Espagne. Le Président des Iles Canaries réclame son propre Centre d’Impôts : "Il n’ y a pas de raisons que les Canariens soient moins aidés que les Catalans". Et le gouvernement des Baléares demande à ce que ses droits soient négociés de façon bilatérale si le statut catalan est approuvé. Le vice-Président de Galice, Anxo Quintana, a fait savoir dans une lettre envoyée au Président, dès vendredi, que la Galice lui soumettra très prochainement un nouveau statut afin qu’elle soit, elle aussi, reconnue comme "nation".
En attendant le verdict définitif du Parlement National, la Catalogne pourrait bien avoir marqué le début d’une succession de réformes communautaires en Espagne.
Yves ALBAN. (LPJ) 3 octobre 2005 Lire aussi
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