| Ecrit par BUDAPEST,
le 11-02-2008 00:00
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Le 39e Festival du film hongrois s'est terminé mardi dernier dans une atmosphère à la fois solennelle et décontractée. Comment le cru 2008 de Filmszemle se présente-t-il ?
Le caméraman Mátyás Erdély, du film Delta (photo du site de Filmszemle)
On peut vraiment féliciter Gábor Herendi, producteur des films et président du conseil du festival 2008, pour le bon déroulement de la manifestation et l'organisation, malgré quelques retards et de petites fautes techniques. L'intérêt du public a été vif ; plus de 28.000 billets ont été vendus à l'avance et de nombreuses projections ont été reprises. Dans les cinémas de Budapest et dans cinq villes de province le choix était possible entre plusieurs genres : du dessin animé au documentaire créatif. L'atout de ce festival est la spontanéité dont il ne s'est pas départi, il arrive souvent que le spectateur prenne son café à côté de Miklós Jancsó par exemple, ou en compagnie d'autres "géants" du cinéma hongrois. C'est dommage que l'événement ne soit qu'annuel… Prix à tout prix Le nombre de films projetés est impressionnant et le spectateur enthousiaste doit se résoudre à ne pas tout voir. Ceci prouve que malgré le manque continuel d'argent et toutes les discussions très pessimistes sur la production cinématographique hongroise, la demande du spectateur reste forte. Peut-être faudrait-il consacrer davantage d'attention aux œuvres et rendre plus aisée leur circulation... Généralement, les discours professionnels expriment volontiers des plaintes. Enfin, après plus de huit jours de projections et réflexions, mardi dernier le jury a attribué les fameux prix, et il y en a tant, une quarantaine, qu'on pourrait se demander si chaque film ne mérite pas un prix "unique". Il est évident que cette reconnaissance est importante pour les professionnels et le public et que les prix auront une influence sur le sort des films. Cette année c'est le film d'art de Kornél Mundruczó, Delta, qui a remporté le prix du Fuseau d'Or, la distinction des critiques étrangers, le prix Gene Moskowitz ainsi que le prix pour la meilleure musique, composée par Félix Lajkó. Espérons que le film qui a rencontré beaucoup de difficultés lors du tournage, notamment la mort de Lajos Bertók, principal acteur du film, remplacé par la suite par Lajkó, aura du succès à l'étranger. Le favori du public a été L'Inspecteur du débutant Attila Gigor, plein d'humour, frais et original. Peut-être annonce-t-il une nouvelle orientation du cinéma hongrois. Le meilleur réalisateur est Elemér Ragályi avec Pas de grâce, basé sur une histoire réelle, sans oublier Voie lactée de Benedek Fliegauf, Panique d'Attila Till, Bahrtalo de Lakatos... et beaucoup d'autres. Il faut donc continuer à voir des films hongrois qui valent bien après tout les productions américaines… A. IVAN. (www.lepetitjournal.com - Budapest ) lundi 11 février 2008 www.szemle.film.hu/english
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