| Ecrit par Vincent Chevalier,
le 24-02-2008 23:00
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Ghost days, le nouvel album de Syd Matters est une ode à la ballade spirituelle. Décryptage de la réussite d’un Français dans le dur monde de la pop folk anglophone
L'artwork du disque et les clips, signés Fruitkey, rajoute à Ghost days cette ambiance fantomatique, rêveuse et détachée
Ghost days, le dernier album de Syd Matters est une vraie perle, peut-être le meilleur des trois que le groupe a déjà signés. Révélé par les Inrocks en 2003, il a été le premier à recevoir la distinction CQFD -Ce Qu’il Faut Découvrir- du magazine. Son premier album A Whisper and a Sigh, avait déjà conforté son statut de songwriter pop-folk anglophone. En se différenciant toutefois des autres artistes par cette approche plus rêveuse, plus aérienne. En 2005, Jonathan Morali, fondateur du groupe a alors 25 ans. Le jeune Parisien décide de s’entourer de 4 musiciens tout aussi talentueux pour sortir Someday We Will Foresee Obstacles, lui aussi très bien accueilli par la presse. La clef du succès de Syd Matters, c’est le travail effectué sur la mélodie. S’il y a travail d’ailleurs, car une bonne mélodie doit être "évidente et simple", explique Jonathan Morali sur laguitare.com. "Je ne me sens ni songwriter dans le sens où je n'écris pas des cahiers entiers de textes ni suffisamment bon musicien pour me sentir musicien. Alors je navigue entre les deux en abordant beaucoup mes chansons par la mélodie".
Entre deux rêves Syd Matters ne cherche pas à séduire. Jonathan, comme ses musiciens, est avant tout obsédé de réaliser un album sincère, sans artifice ni superflu. C’est en se rappelant les jours passés qu’il a écrit Ghost days. Des jours fantômes où Jonathan Morali s’isolait dans son appartement, replongeait dans ses souvenirs, son enfance. Seul pendant des jours, il écrivait parfois au beau milieu de la nuit, entre deux rêves, et perdait toute notion du temps. Ces heures de divagations, où les souvenirs, les regrets et les doutes se confondent à la réalité présente, donnent lieu à une musique douce, rêveuse, évasive. Et lorsque, enfoncé dans le canapé, les yeux fermés, les mélodies de Ghost days nous embrassent, on est dans ces moments où l’on se demande si l’on est encore vivant, ou ailleurs, échappé dans un autre monde. Comme tout artiste, la phase de création est pour Jonathan Morali source de beaucoup de doutes. "Les chansons dont je suis le plus satisfait, ce sont souvent celles où je me reconnais le moins, où quelque chose a échappé à mon contrôle. Comme si un fantôme avait travaillé pour moi…" révèle-t-il dans une interview des Inrocks fin janvier. Et pour compléter cet album riche en qualités, le groupe a fait appel à Jason Glasser, alias Fruitkey, pour signer l’artwork du disque, et réaliser des clips. Un artiste lui aussi à suivre, car il pourrait bien connaître la même ascension que Syd. Vincent CHEVALIER. (www.lepetitjournal.com) lundi 25 février 2008
Ghost Days, Syd Matters - Because Music - 15€
Pour en savoir plus : Le site web du groupe Les Inroks : Ghost Days Le Cargo.org : Everything else live
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