| Ecrit par Benoit Soilly,
le 06-02-2008 23:00
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Un professeur a été mis en garde à vue pour avoir giflé un collégien qui l’avait traité de "connard ". Le père de l’enfant a porté plainte. François Fillon, Premier ministre, soutient l’enseignant
Après le ministre de l’Éducation nationale Xavier Darcos, François Fillon vole lui aussi au secours des enseignants. Le Premier ministre a exprimé hier son soutien au professeur qui, le 28 janvier, avait giflé un élève de 6e parce qu’il s’était fait traiter de "connard". "Ce n'est jamais une bonne solution de gifler un élève, mais en même temps je soutiens les enseignants qui ont besoin d'un peu de discipline et d'un peu de respect pour faire fonctionner les classes" a déclaré le Premier ministre sur RMC Info et BFM TV. Une pétition a également été lancée par les syndicats enseignants pour soutenir le professeur. Puisque le père de l’enfant, un gendarme, avait porté plainte, le prof avait passé 24 heures en garde à vue, comme un criminel ordinaire. Ce professeur de 49 ans d'un lycée technique de Berlaimont, dans le nord de la France, passera fin mars devant le juge pour "violence aggravée sur mineur". En attendant, il a été suspendu par son rectorat. Alors tous les profs à la main un peu lourde vont-ils eux aussi passer des heures en garde à vue pour avoir tapé un élève insupportable et irrespectueux ? Sans vouloir commenter une décision de justice, François Fillon se dit choqué par la garde à vue du professeur incriminé. Il a toutefois ajouté que la sanction prise contre l’élève -trois jours d’exclusion, méritait d’après lui, "une sanction plus sérieuse". Prof : éducateur ou enseignant ? Au-delà des faits, l’affaire relance le débat sur le rôle des profs à l’école. Car, représentants l’ordre moral, ils doivent montrer l’exemple. Même s’ils se voient parfois obligés de faire la police pour éduquer leurs élèves afin de parvenir à enseigner, quelle que soit la situation conflictuelle, frapper un élève restera toujours synonyme d’échec éducatif. De là à le transformer en affaire d’état… A Berlaimont où se situe le lycée des deux protagonistes de l’affaire, un rassemblement de soutien au professeur s’est tenu hier après-midi. Choqués, de nombreux enseignants ont exprimé le sentiment de mal-être de leur profession, souvent victimes de clichés. Prochain épisode le 27 mars avec la comparution du prof de techno devant le tribunal correctionnel. Benoît SOILLY. (www.lepetitjournal.com) jeudi 7 février 2008 Tournée de baffes à l’Éducation nationale La gifle est à la mode dans l’Éducation nationale. Lundi matin, l’inspecteur de l’académie de l’Eure a donné une baffe à un délégué de parents d’élèves. Une plainte a été déposée au commissariat de police d’Évreux. Le délégué était venu questionner l’inspecteur sur le projet de regroupement des écoles d’un quartier d’Évreux. Le ton de la discussion est monté et visiblement agacé, Erik Louis lui a retourné une gifle. L’inspecteur a présenté ses excuses. Dans sa campagne pour l’élection présidentielle de 2002, François Bayrou avait giflé un gamin qui semble-t-il lui faisait les poches. Ancien ministre de l’Éducation nationale, le centriste était en avance ! (LPJ – 7/02/08) En savoir plus : Libération :Fillon soutient l’enseignant qui a giflé un élève Le Monde : Gifle : des pétitions relaient la colère des enseignants
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