| Ecrit par BUDAPEST,
le 07-02-2008 00:00
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Dans son édition du 4 février, le quotidien International Herald Tribune révélait que Sandor Laborc qui vient d'être nommé pour un an à la présidence de la commission de l'OTAN chargée des questions de renseignement, a passé six ans, de 1983 à 1989, à l'académie Dzerjinski, antichambre du KGB.
Siège de l'OTAN, à Bruxelles (photo www.nato.int) Ladite commission est chargée d'analyser et de partager les renseignements fournis par les différents chefs des services secrets des 26 pays membres de l'organisation. C'est le Premier ministre Ferenc Gyurcsany qui avait imposé Laborc en décembre dernier à la tête des services de renseignements hongrois alors que la Commission de la sécurité nationale s'y opposait. Ce qui a suscité une nouvelle polémique en Hongrie où le Fidesz, le plus grand parti d'opposition de droite, s'est immédiatement emparé de l'affaire, demandant la démission de Laborc et jugeant scandaleuse sa présence à l'Otan. Réactions des membres de l'Otan Il semblerait cependant qu'au sein de cette organisation, les réactions soient moins vives même si l'évocation de ce passé soviétique est quelque peu gênante, d'autant plus sans doute qu'il n'en était pas fait mention dans le curriculum officiel de l'intéressé. Il faudrait toutefois être bien naïf pour penser qu'un haut fonctionnaire d'une cinquantaine d'années, c'est le cas de Laborc, d'un pays anciennement communiste, n'a pas eu de rapport à quelque échelon que ce soit avec l'Union soviétique. En ce qui concerne les Etats-Unis, ils n'ont pas semblé particulièrement troublés et Daniel Fried, secrétaire d'État adjoint pour les affaires européennes et eurasiatiques a même déclaré dans le Nepszabadsag, le plus grand quotidien magyar de gauche que les Américains étaient plus intéressés par les personnes que par leur curriculum… Colette DEHALLE (www.lepetitjournal.com - Budapest) jeudi 8 février 2008
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