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SECURITATE - Ce ne sera plus comme avant |
| Ecrit par BUCAREST,
le 07-02-2008 00:00
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Constantin Ticu Dumitrescu, l'un des membres du CNSAS, ancien prisonnier politique, est indigné par l'attitude du gouvernement. "On enterre le CNSAS qui se transforme en simple institut de recherches !" (photo: antena3.ro)
Les archives de la Securitate, l'ancienne police politique de Nicolae Ceausescu, vont pouvoir être à nouveau consultées. Hier, une ordonnance d'urgence du gouvernement a permis de débloquer l'accès aux archives. En fin de semaine dernière, la Cour constitutionnelle avait décidé de déclarer "non-constitutionnelle" la loi établissant le Conseil national d'étude des archives de la Securitate (CNSAS) qui, selon la Cour, assumait le rôle d'une "instance juridique parallèle". "L'ordonnance d'aujourd'hui est nécessaire car dix-huit ans après la chute du communisme, la Roumanie ne peut pas s'arrêter en milieu de chemin dans les démarches visant à dévoiler les crimes du régime communiste", a déclaré hier le Premier ministre Calin Popescu Tariceanu. Mais tout n'est plus comme avant. Le CNSAS ne pourra plus lancer de verdict sur la collaboration des responsables politiques avec la Securitate, il ne pourra faire que des "constatations". Les pouvoirs des chercheurs du CNSAS sont donc réduits. Ce Conseil était devenu la bête noire de certains hauts dirigeants suspectés de collaboration tels Dan Voiculescu, l'ancien président du Parti Conservateur, qui a été à l'origine de la décision de la Cour constitutionnelle. Une nouvelle loi sur l'accès et le traitement des archives sera soumise au Parlement dans les 45 jours. (www.lepetitjournal.com - Bucarest) jeudi 7 février 2008
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