Mardi, 14 Février 2012

Les Troublamours, un groupe de cinq musiciens tarbais a fait vibrer le cœur des Italiens (et des autres) à la Locanda Atlantide dans le quartier de San Lorenzo. Rencontre avec Emmanuel, l’accordéoniste.

Depuis combien de temps les Troublamours existent-ils ?
Cela fait une dizaine d’années qu’on fait de la musique ensemble.

La bande des Troubl’amours (Photo Federico Figà Talamanca.)

Vous vous êtes appelés comme cela en référence au groupe toulousain des Fabulous trobadors ?
Non, on les connaît et on apprécie leur musique mais on a choisi ce nom en pensant directement aux troubadours du Moyen-Age qui allaient de ville en ville, de château en château pour jouer leur musique. Notre esprit c’est celui-là, de pouvoir aller un peu partout pour chanter leurs chansons. C’est pour cette raison qu’on aime beaucoup jouer en acoustique. Ca donne plus de liberté.

Votre groupe est composé d’un accordéon, d’un tuba, d’un tambourin et d’un tambour. A première vue cela pourrait faire penser à une fanfare mais vous semblez laisser beaucoup de place au texte.
Effectivement, quand on est sur scène on laisse la place à la parole entre deux chansons. Ce sont des textes qu’on écrit et qui sont faits pour être déclamés. Evidemment, il y a aussi les textes des chansons, en français ou en italien, qu’on écrit ou qu’on pioche dans le répertoire traditionnel.

A propos, pourquoi un mélange entre textes français et italiens ?
Mon frère (le chanteur) et moi, on est d’origine italienne, on se sent très liés à la culture de ce pays. En plus, en 2000, on a eu un vrai coup de cœur pour le Sud, dans la région de Salento. On y a rencontré le fondateur de la maison de production Anima Mundi, qui nous produit depuis. On chante en français, en italien et dans le dialecte de Salento. Ca va avec la découverte de la tradition musicale du Sud de l’Italie.

Est-ce que vous connaissez le groupe Bandadriatica qui vient justement de Salento ?
Bien sûr ! On est très amis avec le chanteur Claudio Prima, qui était d’ailleurs là samedi soir et on les a fait venir en France.

Y-a-t il une différence entre le public italien et le public français ?
Pas plus que ça. A priori, je dirais que les Italiens sont plus sensibles à la musique mais les musiciens italiens qu’on connaît se plaignent souvent que leurs compatriotes ne bougent pas beaucoup. On doit avoir de la chance parce que les gens ont dansé à tous nos concerts, même à Florence où il paraît pourtant que le public est difficile à motiver.

Quels sont vos projets dans les mois qui viennent ?
On cherche quelqu’un pour nous organiser une tournée en Italie. On a vraiment envie de développer l’échange avec ce pays. On aime beaucoup jouer ici.
Propos recueillis par Eloïse FAGARD. (www.lepetitjournal.com – Rome) Lundi 25 février 2008

Pour en savoir plus :
Disques Animamundi disponibles au 15 via dei Rutoli (san Lorenzo), chez Animamundi, disquaire-librairie
http://troublamours.free.fr
http://www.suonidalmondo.com