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Franco Marini, Président du Sénat, n’a pas pu trouver de compromis sur une réforme de la loi électorale. Lundi 4 février il a donc annoncé qu’il renonçait à former un gouvernement de transition. Hier, Giorgio Napolitano a convoqué Fausto Bertinotti, président de la Chambre des députés et Franco Marini pour dissoudre le parlement selon l’article 88 de la Constitution italienne "Je n'ai pas trouvé de majorité significative sur un projet de réforme électorale", a déclaré Franco Marini lundi soir à Giorgio Napolitano. C’est donc sur un constat d’échec que s’est ouvert la semaine politique en Italie. Face au refus de Silvio Berlusconi de tout compromis avec la gauche sur une réforme de la loi électorale, Giorgio Napolitano s’est vu contraint mardi soir de convoquer les présidents de la Chambre des députés et du Sénat pour dissoudre le parlement. Cette dissolution entraîne de facto la mise en place d’élections anticipées dans un délai de 45 à 70 jours. La date actuellement évoquée est celle du 13 avril. Elles devraient se dérouler du dimanche au lundi jusqu'à 15h. Elles prendront place deux ans à peine après la victoire in extremis de la gauche et mèneront à la formation du 62ème gouvernement de la Péninsule depuis 1945. Romano Prodi avait été mis en difficulté le 21 janvier 2008 suite à la défection du parti de Clemente Mastella, chef de l’Udeur, qui lui assurait, par ses trois voix, une courte majorité au Sénat. Il avait démissionné le 24 janvier suite à un vote de défiance du Sénat.
Refus à tout compromis de la droite Vendredi 1er février, un sondage paru dans l’hebdomadaire L’espresso donnait Silvio Berlusconi gagnant de 16 points par 58% des intentions de vote contre 42% pour la gauche. Lundi, lors de la quatrième journée de consultation menée par Franco Marini, le Cavaliere a une nouvelle fois indiqué que la réforme de la loi électorale pourrait être envisagée mais après des élections anticipées. Walter Veltroni, maire de Rome et chef du Parti démocrate, avait pris le contre-pied de cette affirmation. Il avait en effet appelé à un gouvernement de transition afin de réformer la loi électorale et estimait que ce serait "une occasion perdue pour l’Italie" si on n’y arrivait pas. Face à la probabilité d’élections anticipées, Vannino Chiti, ministre pour les rapports avec le Parlement avait affirmé qu’"il serait opportun de faire coïncider les élections législatives avec les municipales partielles". De nombreux maires de grandes villes, dont celui de Rome, devront en effet abandonner leur mandat s’ils souhaitent être élus député. Giorgio Napolitano devrait recevoir Romano Prodi aujourd'hui à 11h30 pour contresigner le décret de dissolution du parlement. Sara Fredaigue (www.lepetitjournal.com - Rome - Milan) mercredi 6 février 2008
L’article 88 de la constitution italienne stipule que "le président de la République peut, après avoir consulté leurs présidents, dissoudre les Chambres ou même une seule d'entre elles". |