| Ecrit par Gaetan GORON,
le 10-02-2008 22:00
|
|
Le Hertha Berlin et le Paris Saint-Germain, clubs emblématiques des capitales allemande et française, sont en crise. Comme les précédents, le millésime 2007-2008 se révèle, pour l'instant, insipide. Un complexe de capitale ?
Le Hertha Berlin, club phare de la capitale allemande, accueillait la semaine dernière la modeste équipe du Eintracht Frankfurt. Trois buts concédés plus tard, les Berlinois sortent du terrain la tête basse, sans avoir joué, humiliés. En France, le club de la capitale, le Paris SG, s'est défait difficilement des amateurs du Poiré-sur-Vie, en Coupe de France. Une des rares victoires des hommes de Paul le Guen cette saison, qui, comme les Berlinois, surnagent dans leur championnat. Trajectoires opposées, bilan identique A Berlin, tout avait bien commencé. Le club était deuxième après 6 matchs joués ; certains supporters espéraient reconquérir un titre de champion d'Allemagne qui fuit le club depuis...1931 ! Mais 12 matchs plus tard, le constat est tout autre : la zone de relégation en deuxième division est de plus en plus proche. Cette zone de relégation, le Paris SG l'a côtoyée de nombreuses semaines, après un départ calamiteux. Mais l'efficacité retrouvée des attaquants Pauleta et Amara Diané lui permet aujourd'hui de respirer un peu. Jusqu'à quand ? Consommation vs Stabilité L'hiver est arrivé, l'heure de la trêve et du marché, ou Mercato -nom donné à cette période de l'année qui permet aux équipes en difficulté de recruter des joueurs pour enfin gagner, mais également aux meilleures formations de piller les plus faibles. Si Le Paris SG a misé sur la stabilité en n'enrôlant que deux Brésiliens jusqu'alors inconnus -Souza et Everton, le Hertha Berlin a été un des clubs les plus actifs en Europe en faisant signer 6 joueurs d'horizons divers, pour la modique somme de 8 millions d'euros. Les nouveaux venus n'ont pour le moment pas apporté satisfaction, en témoigne la correction reçue à domicile contre Francfort. Le départ pour Tottenham du défenseur emblématique du club, le Brésilien Gilberto, n'a pas arrangé les choses. Uniques en Europe ? En France et en Allemagne, les clubs de la capitale peinent. En Angleterre, la ville de Londres compte 6 clubs en Premier League, dont Arsenal, Chelsea et Tottenham. Rome possède également deux clubs en Série A, la Lazio et l'AS Roma, pouvant jouer les premiers rôles dans le championnat transalpin. Le Real de Madrid est en tête de la Liga espagnole, et l'Atletico, autre club de la capitale, fait une saison honorable. La France et l'Allemagne sont donc les deux seuls grands pays de football en Europe qui souffrent du syndrome "capitale". Deux raisons majeures à ce phénomène. Tout d'abord, ces deux clubs ne connaissent pas l'émulation des grands d'Europe, ou plusieurs formations de la même ville s'opposent. En outre, la culture du football ne se dicte pas. "Fabriqué" dans les années 1970, le Paris SG ne connaît pas la fièvre du ballon rond comme Saint-Etienne, Lens ou Marseille, et ceci malgré une belle épopée européenne en 1996. Quant au Hertha Berlin, grand club des années 1930, il supporte aujourd'hui difficilement la concurrence du Bayern de Munich et du Werder de Brême, véritables terres de football. Gaetan GORON. (www.lepetitjournal.com - Berlin) lundi 11 janvier 2008
|