| Ecrit par Jean-Marc Jacob,
le 06-02-2008 00:00
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L'économie du luxe semble redresser la barre. Après les années noires, la Haute couture renouvelle sa sélection clientèle. Sur les podiums, les collections déroulaient il y a quelques jours leur classique somptuosité et leur savoir faire d'exception
Chez Gaultier, les belles aquatiques arborent sur les jambes de faux tatouages sur des tissus couleur chair (photo DR)
La raréfaction des maisons assumant le label Haute couture a conduit la chambre syndicale à multiplier les correspondants et les jeunes pousses invitées. Cette année, deux créateurs passent le cap et intègrent le saint des saints alors qu'une grande figure passe la main. Anne Valérie Hash et Maurizio Galante sont désormais de la Haute. Pourtant, l'évènement était du côté des adieux. Valentino, le pape des dressings jet set offrait au public parisien son dernier défilé triomphal, avant de confier l'affaire à une ex de chez Gucci, Alessandra Facchinetti. Ailleurs, l'indétrônable Karl Lagerfeld régnait à nouveau sur le Grand Palais pour une saison Chanel juvénile, dominée par une sculpture géante de la célèbre veste gansée. Silhouettes à plat, ballerines et jupes courtes se paraient -outre les noirs, blancs, et gris habituels- de la nacre d'une inspiration coquillage. Fond de l'air marin également chez Gaultier qui re-iodait son emblématique marinière sur de fluides sirènes mouillées et serties d'écailles. Comme de vieux loups de mer, les belles aquatiques arboraient sur le dos, les bras ou les jambes, de faux tatouages trompe l'oeil sur tissus couleur chair. Deux somptueux et un moderne Pour Lacroix, un ange passait au centre Georges Pompidou où le sens du détail, la joie des imprimés et la virtuosité ébouriffante des ateliers de l'artiste ont encore fait merveille. Au couvent des Cordeliers, Ricardo Tisci confirmait avec un new wave un peu hautain mais impeccablement net et moderne qu'il a désormais durablement réinstallé Givenchy dans son temps. Enfin, délice couture des délices coutures, comment ne pas succomber aux magnificences théâtrales de Galliano ? Bouffant, bouillons, soies, couleurs et soir, soir, soir... Les ors de Klimt échauffaient une présentation Dior émaillée d'évocations 50. Du grand art, toujours. Jean-Marc JACOB. (www.lepetitjournal.com) mercredi 6 février 2008 Quelques images de Dior :
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