| Ecrit par Nicolas Mangin,
le 04-02-2008 23:00
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Quatre banques et 138 personnes sont jugées depuis hier dans une affaire de blanchiment d’argent entre Israël et la France. Après l’épisode Kerviel, la Société Générale se retrouve une nouvelle fois au cœur de la tourmente La Société Générale et son PDG Daniel Bouton font partie des 142 prévenus dans l’affaire du "Sentier II". Après l’épisode du trader fraudeur Jérôme Kerviel, qui lui aurait fait perdre 4,8 milliards d’euros, la banque française comparaît depuis hier devant la 11ème chambre du tribunal correctionnel de Paris pour une affaire de blanchiment d’argent entre Israël et la France, entre 1996 et 2001. Cette affaire avait été mise à jour dans un premier dossier du Sentier, concernant un vaste réseau d'escroquerie dans le quartier parisien de la confection, au préjudice de banques et d'assurances au milieu des années 90. Le dossier du "Sentier II" concerne lui un circuit qui a permis à des commerçants, des particuliers et des associations de dissimuler des délits -fraudes fiscales, chèques volés, abus de biens sociaux- en échangeant des chèques contre de l’argent liquide. Procès fleuve L’arnaque était basée sur la possibilité, jusqu’à très récemment, d’endosser un chèque contre de l’argent liquide dans des bureaux de change ou des banques en Israël, même si le chèque était au nom d’une tierce personne ou d’une société. Au cours des ces opérations frauduleuses, les montants ont été adressés à la Société Générale, ainsi qu’à la Barclays France, la Société marseillaise de crédit et la Banque nationale du Pakistan. La Société Générale aurait ainsi "blanchi" près de 24 millions d’euros. Le juge d’instruction cherche à démontrer que les banques poursuivies ont contribué au blanchiment en toute connaissance de cause, ce que l’avocat de Daniel Bouton, Me Jean Weil, a démenti hier à l’arrivée de son client au tribunal pour une première présentation. Des perquisitions auraient cependant permis de découvrir des notes et des documents qui démontreraient que la direction, ainsi que le conseil d’administration, connaissaient l’étendue du problème. La banque française aurait compensé les chèques en question alors qu’ils avaient été déclarés volés. La Société Générale s’attendait même, d’après des dossiers, à être mis en examen dès 2000. Le procès doit durer jusqu’au 3 juillet. L’audience de la Société Générale a été fixée aux 28 et 29 mai. Les prévenus encourent dix ans d’emprisonnement et 750.000 euros d’amende. Nicolas MANGIN. (www.lepetitjournal.com) mardi 5 février 2008 En savoir plus Libération - "Sentier II", un procès qui tombe mal pour la Société générale Le Parisien - Quatre banques accusées de blanchiment
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