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Erasmus permet à 1.600 Français d’étudier en Italie et à 2.500 Italiens d’étudier en France. Depuis 20 ans, ce programme connaît une succès croissant dans toute l’Europe. Mais attention, après une belle parenthèse de "babeléité", le syndrome "post-Erasmus" guette… La Cattolica, à côté de San Ambrogio, est la plus belle université de Milan (Photo ED)
Erasme était un humaniste hollandais du XVIe siècle, qui a parcouru l'Europe pour parfaire son savoir. Des siècles après, les universitaires des 30 pays membres du programme Erasmus peuvent faire de même. Depuis le lancement en 1987, c'est un succès, puisque chaque année les étudiants partant augmentent de 6 à 9%. En 2005-2006, ils étaient 155.453 loin de chez eux, aux quatre coins du continent. Le film L'auberge espagnole n'a fait que confirmer et accroître une réussite déjà acquise. Les Italiens en France étaient en 2005-2006 environ 2.500, tandis que les Français en Italie n'étaient que 1.600, préférant de loin la Grande Bretagne ou l'Espagne. Ceux qui choisissent la Botte pour leur séjour se répartissent pour la plupart entre les grandes villes universitaires : Rome, Padoue, Pise, Bologne, Florence ou encore Milan. Les Français en Erasmus tous pays confondus étaient 22.000 en 2005-2006, et les Italiens 18.000.
L'anthropologie de l'Erasmus Etre Erasmus, plus qu'un statut étudiant, c'est une mentalité, l'état d'esprit d'une génération qui profite pleinement des avantages de la nouvelle Europe : monnaie unique, abaissement des frontières, low cost, et accords internationaux favorisent la mobilité... Etre Erasmus, c'est faire la fête, parfois de manière excessive, mais c'est aussi se considérer comme appartenant à un vaste mouvement. Fiorella, une Italienne interviewée par Cafebabel.com, a même rédigé son mémoire sur l'anthropologie de l'Erasmus après son expérience à Alicante, en Espagne. Elle y développe notamment le concept de "babeléité", c’est-à-dire le fait de vivre entre jeunes de tous les pays, ce qui implique un mélange culturel et linguistique. Fiorella traite surtout de ce qu'elle a nommé le syndrome "post-Erasmus", une sorte de dépression qui suivrait le retour au pays après une parenthèse de liberté euphorique et d'échanges multiculturels. Pour y remédier, une seule solution : profiter des autres opportunités de mobilité internationale. Elles sont nombreuses, entre les doubles diplômes, les bourses de stage Leonardo ou encore les volontariats internationaux en entreprise (VIE). Marie MALZAC. (www.lepetitjournal.com - Milan) jeudi 7 février 2008
Sources Erasmus Student Mobility Cafebabel.com Le rapport de Fiorella Erasmus en Italie Les conseils de l'ambassade pour venir étudier en Italie Le site des Erasmus à Milan
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