| Ecrit par Corentine GASQUET,
le 04-02-2008 00:00
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Après la démission de Prodi et de nombreuses tractations, le chef de l’Etat a donné à Franco Marini la mission d’obtenir un consensus pour former un gouvernement de transition et réformer la loi électorale. Mais cette dernière tentative a peu de chances d’aboutir Franco Marini, président du Sénat depuis les élections de 2006, est chargé de trouver un consensus pour réformer la loi électorale (Photo Senato della Repubblica)
Cela s’appelle refiler le bébé. Le chef de l’Etat Giorgio Napolitano a confié à Franco Marini, président du Sénat, la lourde tâche de constituer un gouvernement de transition. C’est donc à son tour de multiplier les consultations pour trouver un consensus auprès des sénateurs autour d’une réforme rapide de la loi électorale. A tous ceux - nombreux - qui qualifient cette mission d’impossible, il a répondu : "Impossible est un mot que personne n'apprécie. J'utiliserais un autre mot : difficile. C'est très difficile." On devrait connaître l’issue des tractations ce soir. Les premières consultations ne laissent cependant pas beaucoup de doute sur l’issue de la crise politique. La droite est toujours farouchement opposée à la réforme et exige des élections immédiatement ("Al voto subito", selon la formule de Silvio Berlusconi). Gianfranco Fini (Alliance nationale) affirmait vendredi dans Il Giornale que les élections auront bien lieu, le 6 ou le 13 avril. La Ligue du Nord a quant à elle refusé de participer aux négociations. Les petits partis ne souhaitent pas changer une loi qui leur est favorable, puisqu’il leur suffit d’obtenir 2% des voix pour entrer au parlement.
58% pour la droite Marini dispose cependant du soutien du patronat, des syndicats et de la société civile et il lui reste tout de même la possibilité de trouver un compromis. Massimo D’Alema, ministre des Affaires étrangères, a notamment proposé d’organiser un référendum sur la loi en avril puis des élections en juin. D’après un sondage paru vendredi dans L'Espresso (hebdomadaire du groupe La Repubblica), la droite l’emporterait sur la gauche avec 58% des votes. Cependant, si les partis s’opposent un à un, la victoire est plus incertaine. Forza Italia seul remporterait 29,5% des voix, juste devant le Parti démocrate (27,5%). Corentine GASQUET. (www.lepetitjournal.com - Milan - Rome) lundi 4 février 2008
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