| Ecrit par ATHENES,
le 04-02-2008 00:00
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Samedi, jusqu'en fin de soirée, le centre ville d'Athènes a été le théâtre de violents affrontements entre militants d'extrême droite, anarchistes et forces de l'ordre. Bilan de cette journée : une dizaine de blessés et des dommages matériels Samedi, le centre ville a été bouclé par les forces de l'ordre tentant de venir à bout des incidents entre néo nazis et jeunes d'extrêmes gauche. Munis de coktails molotov, de barres de fer, de pierres, et de bombes lacrymogènes, les manifestatants se sont affrontés violemment pendant près d'une demie journée. A l'origine de cette querelle, la marche prévue et autorisée d'un groupe de néo-nazis “Chrissi Avgi” (l'Aube Dorée) commémorant la crise d'Imia, incident gréco-turc de 1996, en mer Egée, qui avait ravivé les tensions entre les deux pays. En signe de protestation contre ce rassemblement et pour lutter contre les agressions facistes perpétrées “contre les migrants et jeunes de gauche”, un mouvement antiraciste s'est également retrouvé sur les lieux. Très vite, la situation a dégénéré, obligeant les forces de l'ordre à intervenir et à boucler le centre. Plus tard dans la soirée, alors que la situation semblait s'être calmée, de nouveaux incidents ont eu lieu alors qu'environ 500 personnes réunies dans l'enceinte de l'Université d'Athènes sont sorties, avenue Panepistimiou, pour manifester. Les CRS ont alors donné l'assaut, dispersant la foule. D'autres affrontements ont également eu lieu, place Exarheia, entre anarchistes et jeunes d'extrêmes gauche. Ces incidents ont provoqué d'importants dommages matériels : 6 banques, un magasin et 4 caméras de surveillance ont été la cible de jets de pierre et de coktails molotov tandis qu'une dizaine de personnes ont été blessées dont une par coups de couteau. La centaine de personne mise en garde à vue, 66 hommes et 34 femmes, ont aujourd'hui toutes été relachées par manque de preuve, et ce, malgré les déclarations du maire de la ville appelant à punir sévèrement les fauteurs de troubles. Réactions des partis politiques Le porte-parole du Pasok, parti socialiste grec, Giannis Ragousis, a fait allusion à une ville “non fortifiée” et d'une police absente. Il reproche aux forces de l'ordre d'avoir attendu que des passants soient blessés et des immeubles endommagés avant d'intervenir. Le parti communiste grec, KKE, accuse le gouvernement d'instrumentaliser la “guerre” entre forces de l'ordre, anarchistes et membres de l'extrême droite, dans le but de remettre en cause le droit d'asile dans les universités. La Coalition de la gauche radicale, Syn, s'engage à combattre toutes les idéologies d'extrême droite ainsi que d'extrême gauche. Enfin, le Laos, le Rassemblement Populaire Orthodoxe, condamne toute forme de violence et de fanatisme. (www.lepetitjournal.com – Athènes) 4 février 2008 Allez plus loin - “Le cas de Imia” Dossier du Ministère grec des Affaires étrangères
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