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LE BILLET DE BLANCHE BAUDOUIN - François Hollande, première dame de France ? |
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| Ecrit par Herve HEYRAUD,
le 28-09-2005 22:00
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Blanche voit en Ségolène Royal un espoir national. Une Présidente, voilà qui changerait radicalement l’ordre politique. Un problème essentiel reste à résoudre toutefois : comment appeler son compagnon ?
Le salut dans l’inversion des rôles. (Photo : AFP)
Des femmes se positionnent enfin pour le rang le plus noble : Présidente de la République française. Bien sûr, depuis toujours Arlette était dans la course. Mais son côté typiquement masculin faisait barrage. Pour 2007, c’est le jupon qui s’emballe. En la personne de Ségolène Royal d’abord. Mais on dit aussi Michèle Alliot-Marie sur les rangs. Quant à Martine Aubry, elle doit consulter papa. Si elle se concrétise, l’idée d’une France sans cravate est chaleureuse. Une femme au pouvoir c’est l’assurance d’un réel changement politique. D’autant qu’un peu d’audace doit l’amener à constituer un gouvernement largement féminin. Ah, entendre pleurer les hommes pour la parité… Pas la carrure ? On me dit qu’il est idiot en 2005 de raisonner encore sur le sexe des gens. Ah bon ? Certains pensent même qu’une femme à la tête c’est mauvais signe, et avancent l’exemple de Maggy Thatcher. Tu parles d’un exemple, une Anglaise ?! Incomparable. D’autres rappellent qu’Edith Cresson était clairement de chez nous. Mais à ma connaissance, elle n’était guère que Premier ministre. Rien à voir. J’entends aussi qu’une femme n’aurait pas la carrure de la fonction. À cause de ses règles peut-être ? Pour l’amour du français Une femme en haut voilà ce dont on peut rêver de mieux. Avec pour argument massif et quasi exclusif qu’on n’a jamais essayé. Et aussi pour l’amour de la langue française. Comment en effet nommer le monsieur qui partage sa vie ? François Hollande : première dame de France ? Même s’il se met à récolter des pièces jaunes, c’est délicat. On ne peut pas non plus demander à Ségo ou aux autres de changer de préférence sexuelle juste pour contourner la difficulté linguistique. Il nous reste moins de deux ans pour masculiniser le nom de celui qui accompagnera notre Présidente au G8. À nos cervelles ! Blanche BAUDOUIN. (LPJ) 29 septembre 2005
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